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Regroupement de fans s'interrogeant sur le décès du Roi de la pop
 
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 récap du procès Murray 2011

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Clea
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MessageSujet: Re: récap du procès Murray 2011   Lun 17 Oct - 19:20

suite 4


Inspecteur Smith : Donc Michael n’était pas encore là. Vous êtes arrivé avant lui, c’est bien ça ?

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : D’accord. Et à quelle heure Michael est-il arrivé ?

Dr Murray : Peu de temps après. Probablement aux alentours de 1h00, 1h05.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Je ne sais pas précisément.

Inspecteur Smith : Environ. C’est bon.

Inspecteur Martinez : Oui, une estimation ça va.

Traduction PYC - MJFrance

Inspecteur Smith : Et une fois que Michael est arrivé, qu’a-t-il fait ?

Dr Murray : Habituellement, je lui demandais… Il disait "Bonsoir, comment allez-vous ?", et je lui disais la même chose. Et il disait… je disais "Comment s’est passée votre journée ? Vous allez bien ? Comment vous sentez-vous ?", et il répondait "Oh, fatigué et épuisé, on me traite comme une machine à cause de…", il disait ça. "Laissez-moi prendre une douche et me changer, et je reviens vous voir".

Inspecteur Smith : D’accord. Et que s’est-il passé ensuite ?

Dr Murray : Après avoir pris sa douche, il est revenu dans la chambre. Et il… je lui ai mis de la crème sur le corps, de la lotion, dans le dos.

Inspecteur Smith : Quel type de crème ?

Dr Murray : Une crème qu’il utilise pour… des problèmes dermatologiques chroniques.

Inspecteur Smith : Pardon, pour quoi ?

Dr Murray : Des problèmes dermatologiques.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Il se protège du soleil avec un parapluie. Il dit qu’il est… il est allergique au soleil, et c’est probablement la conséquence d’un vitiligo.

Inspecteur Martinez : C’est la peau qui blanchit ?

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Et quand ça a été fait, est-ce que… il y avait deux pièces à l’étage, une immédiatement à votre gauche, qui je suppose était la chambre de Michael, et une autre pièce où il y avait l’intraveineuse, et…

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith :… et les bouteilles d’oxygène.

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Est-ce que c’était votre chambre ?

Dr Murray : C’était la chambre où je le voyais d’habitude. Personne n’était autorisé à aller dans l’autre pièce à gauche.

Inspecteur Martinez : Oh.

Dr Murray : Je lui ai demandé, et où qu’il vivait, il avait toujours deux chambres. Il ne fait pas confiance aux personnes qui entrent dans sa chambre, parce qu’il dit qu’on lui a déjà volé des choses.

Traduction PYC - MJFrance

Et sa chambre était toujours dans un sale état, parce que même les femmes de ménage n’avaient pas le droit d’y entrer. Donc je ne suis jamais entré dans cette pièce.

Inspecteur Smith : Et quand vous avez vu Michael cette nuit-là, que vous lui avez passé de la crème, étiez-vous dans la chambre habituelle ?

Dr Murray : Oui, oui.

Inspecteur Smith : D’accord. Sur le lit ?

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Y avait-il quelqu’un d’autre dans la pièce ?

Dr Murray : Non.

Inspecteur Smith : D’accord. Donc il n’y avait que vous et Michael. D’accord.

Dr Murray : C’était comme ça d’habitude.

Inspecteur Smith : D’accord. Et cette nuit-là, il n’y avait que vous et Michael ?

Dr Murray : Juste lui et moi.

Inspecteur Smith : D’accord. Donc une fois que vous lui avez mis de la crème, qu’avez-vous fait ? Qu’est-il arrivé ensuite ?

Dr Murray : Eh bien, la chose habituelle c’est qu’il veut dormir.

Inspecteur Smith : D’accord. Et est-ce qu’il va dormir ? S’est-il passé autre chose après que vous lui ayez mis de la crème et…

Dr Murray : Non, il ne peut pas dormir naturellement.

Inspecteur Smith : D’accord. Donc qu’arrive-t-il ensuite ?

Dr Murray : Habituellement je lui pose une perfusion.

Inspecteur Smith : Est-ce pour une déshydratation ou…

Dr Murray : Aussi pour une déshydratation, parce que vous savez, quand il s’entraîne et quand il danse, il perd beaucoup d’eau.

Inspecteur Smith : D’accord. Donc ce soir-là, vous lui avez posé une perfusion ?

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Hum hum ;

Traduction PYC - MJFrance

Inspecteur Smith : Et que s’est-il passé ensuite ?

Dr Murray : Nous avons parlé un peu, et je lui ai donné un médicament pour l’aider à dormir.

Inspecteur Smith : D’accord. Quand lui avez-vous posé l’intraveineuse au bras ?

Dr Murray : Non, en fait l’intraveineuse est placée sur… cette nuit-là en particulier, la perfusion était placée sur sa jambe droite ou gauche, au-dessus du genou.

Inspecteur Smith : Quelque part par là ?

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Dans la région du mollet ?

Dr Murray : Non, plus haut, plus près du genou.

Inspecteur Smith : Juste au-dessus, à droite ou à gauche.

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Vous ne vous souvenez pas lequel ?

Dr Murray : Non.

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MessageSujet: Re: récap du procès Murray 2011   Lun 17 Oct - 19:20

suite 5


Inspecteur Smith : D’accord.

Inspecteur Martinez : Vers le dos ? Vers le dos…

Dr Murray : Sur la jambe ? N’importe où où il y avait une veine.

Inspecteur Smith : D’accord. Et alors vous… Je crois que vous avez dit que vous lui avez donné un sédatif ?

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Que lui avez-vous donné ?

Dr Murray : Il a pris un Valium, qui est… il a pris un comprimé de 10 mg, oralement.

Inspecteur Smith : Savez-vous ce que… le Valium, savez-vous exactement ce que c’était ?

Dr Murray : Du Valium. Quelle dose ?

Inspecteur Smith : 10 mg ?

Dr Murray : 10 mg.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Un comprimé, oui.



Inspecteur Martinez : Autre chose ?

Dr Murray : C’est ce qu’il a pris oralement. Et il s’est assis. Les effets du Valium ne se font pas sentir tout de suite. Ca ne vient pas immédiatement. Et il avait besoin de dormir. Donc je lui ai donné d’autres médicaments en toute sécurité, du Lorazepam en IV.

Inspecteur Smith : Dorazepam ?

Dr Murray. Lo. Lorazepam.

Inspecteur Smith : Lorazepam ?

Dr Murray : Hum hum. L-O-R-A-Z-E-P-A-M

Inspecteur Smith: E-P-E-M ?

Dr Murray: L-O-R-A-Z-E-P-A-M, Lorazepam.

Inspecteur Martinez : Est-ce qu’on le dose en millimètres ?

Dr Murray : En milligrammes.

Inspecteur Martinez : En milligrammes ?

Dr Murray : Par millilitres.

Inspecteur Martinez : Vous souvenez-vous combien vous lui en avez donné ?

Dr Murray : Oui. La concentration était de 4 mg par ml, et le flacon était de 10 cc. Donc je lui ai donné la moitié, soit 2 mg, et je l’ai dilué dans de la solution saline.

Inspecteur Martinez : D’accord. Donc le total après que vous l’ayez dilué était d’un demi milligramme c’est bien ça ?

Dr Murray : 2 milli… 2 milligrammes.

Inspecteur Martinez : Oh, 2 mg.

Dr Murray : Oui. Parce que je n’ai pris que la moitié d’un milligramme, la moitié de… la moitié c’était… la moitié d’un cc, et chaque cc correspond à 4 mg.

Inspecteur Martinez : D’accord. Donc 2 mg après dilution.

Inspecteur Smith : Et est-ce qu’il a été mis sur le goutte-à-goutte, la perfusion, ou…

Dr Murray : Non, ça…

Inspecteur Smith : …un autre endroit ?

Dr Murray : Non, ça a été doucement diffusé.



Inspecteur Smith : Pardon ?

Dr Murray : C’était une IV à diffusion lente.

Inspecteur Smith : D’accord. Dans… dans le goutte-à-goutte déjà ?

Dr Murray : Non. Le goutte-à-goutte contenait de la solution saline, de la saline normale pour le réhydrater. Et plus bas dans le… dans la tubulure, il y avait un port où je pouvais injecter avec une aiguille.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Je pouvais stopper l’IV, ou diffuser lentement le médicament.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Pendant à peu près deux ou trois minutes.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Et une fois qu’il était diffusé en toute sécurité, j’enlevais la capsule et je laissais l’IV continuer à diffuser.

Inspecteur Smith : D’accord. Donc évidemment tout ça a été fait avec une seringue ?

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Doucement.

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : D’accord. Et que s’est-il passé ensuite ?

Dr Murray : Je l’ai regardé. Je l’ai observé, et il est resté éveillé pendant plus d’une heure.

Inspecteur Smith : D’autres médicaments ?

Dr Murray : Je l’ai regardé parce que, vous savez, je dois faire attention. Donc je l’ai regardé assez longtemps pour voir si les médicaments faisaient effet, vous savez, s’il commençait à dormir. Et après l’avoir regardé une heure, il était toujours éveillé.

Inspecteur Martinez : Ca ne marchait pas ?

Dr Murray : Ca n’a rien changé. Il a continué à se plaindre qu’il ne pouvait pas dormir. Et après une heure, j’ai décidé "D’accord, je vais lui donner autre chose", parce qu’il était toujours éveillé, et après une heure, les pleins effets d’un médicament sont constatés. Donc je lui ai donné du Midazolam.

Inspecteur Smith : Comment épelez-vous ça docteur ?

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MessageSujet: Re: récap du procès Murray 2011   Lun 17 Oct - 19:21

suite 6


Dr Murray : M-I-D-A-Z-O-L-A-M. M-I-D-A-Z-O-L-A-M.

M. Chernoff: Ce medicament a un nom.

Dr Murray : Le Versed.

M. Chernoff : Versed ?

Dr Murray : Oui, V-E-R-S-E-D, oui. V-E-R-S-E-D.

Inspecteur Martinez : S-E-D ou…

Dr Murray : S-E-D.

Inspecteur Martinez : S-E-D.

Dr Murray : Versed, Oui.

Inspecteur Smith : D’accord. C’est la même chose le Midazolam ?

Dr Murray : Non… Oui, bien sûr, c’est le même produit.

Inspecteur Smith : D’accord. Et quelle quantité lui avez-vous donné ?

Dr Murray : Je lui ai donné 2 mg.

Inspecteur Smith : Et il a aussi été injecté ?

Dr Murray : Injecté doucement.

M. Chernoff : Pouvez-vous nous donner une estimation de temps docteur ?

Dr Murray : C’était environ une heure après avoir attendu que l’IV de Lorazepam fasse effet.

M. Chernoff : Donc à ce moment-là vous lui avez donné du Lorazepam ?

Dr Murray : Eh bien, après être allé au lit juste après que je lui ai passé de la crème, il a mis son… son…son pyjama. Et après avoir pris une douche, je dirais… je suppose… aux environs de 2h00 du matin.

M. Chernoff : Donc une heure après ça.

Dr Murray : Une heure après ça il y a eu le…

M. Chernoff : Versed.

Dr Murray : …Versed.

M. Chernoff : Très bien.

Inspecteur Martinez : Il était donc à peu près 3h00 du matin.



Dr Murray : Oui.

Inspecteur Martinez : D’accord. Et ça a marché ?

Dr Murray : J’ai attendu encore. Et ça n’a pas marché. Il était toujours éveillé. J’ai dit "Vous sentez-vous un peu somnolent ? Vos yeux vous disent-ils que vous avez envie de dormir ?". Et il a répondu "Non". J’ai dit "Pourquoi n’essaieriez-vous pas de méditer ? Laissez-moi baisser la lumière. Laissez-moi baisser la musique". Il aimait dormir avec de la musique, le volume assez fort. "Laissez-moi vous masser les pieds. Essayez de vous relaxer. Essayez de méditer". Il l’a fait à contrecoeur. Et ses yeux se sont fermés. Je lui en étais reconnaissant. Je l’ai regardé pendant 15… 10 ou 15 minutes.

Inspecteur Smith : Savez-vous quelle heure était-il quand il s’est finalement endormi ?

Dr Murray : Après que je lui ai donné le médicament ? A peu près 15, 20 minutes supplémentaires je dirais.

Inspecteur Smith : Donc approximativement 3h20, 3h30 du matin… je suppose …

Dr Murray : Oui, oui.

Inspecteur Smith : … après que vous lui ayez donné le Versed.

Dr Murray : Oui. Je lui ai donné vers 3h00. Donc 3h15, 3H20 est une heure raisonnable. C’est mon estimation.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Je ne regardais pas ma montre.

Inspecteur Smith : Oui, naturellement.

Dr Murray : Oui. Je lui ai parlé de méditation pendant ce temps-là, d’essayer de se détendre et d’essayer de dormir naturellement. Pendant ces 20 et quelques minutes, de 3h00 à ce moment-là. Et ses yeux se sont fermés, et il s’est endormi. Pour ça j’ai l’heure parce que c’était vraiment génial. J’ai regardé ma montre et j’ai continué à la regarder, pendant à peu près 10 minutes, 12 minutes et il s’est réveillé.

Inspecteur Martinez : Il s’est encore réveillé.

Dr Murray : Les yeux grands ouverts.

Inspecteur Martinez : Donc il a dormi entre 10 et 15 minutes.

Inspecteur Smith : Oui.

Dr Murray : Vous savez ? Il a dit "Wow. Après que vous m’ayez demandé de méditer, je n’aurais jamais cru que ça puisse marcher, mais je pense que j’ai dormi un peu n’est-ce pas ?". J’ai répondu



"Oui. Essayons encore". Et nous avons essayé. A 4h00 du matin il ne dormait pas encore. A 4h30, il était toujours éveillé. Et il se plaignait "Je dois dormir, Dr Conrad. Je dois faire ces répétitions. Je dois être prêt pour ces concerts en Angleterre. Et demain je vais devoir annuler. Je vais devoir annuler mon voyage, parce que vous savez, je ne peux pas fonctionner si je n’ai pas mon compte de sommeil". Je lui ai dit "Je veux que vous essayez. Essayez juste. Fermez les yeux". J’ai recommencé. Il a essayé de fermer les yeux, mais rien ne marchait. Il bougeait les pieds, il bougeait dans tous les sens sur le lit, il se plaignait "Oh je ne peux pas dormir. Le médicament ne marche pas". J’ai à nouveau regardé ma montre, et j’ai réalisé que la dernière fois que je lui avais donné l’Ativan, le Lorazepam, c’était à peu près à 2h00 du matin ?

Inspecteur Martinez : Hum hum.

Dr Murray : Et nous avions passé les 4h00 du matin, 4h30, on approchait des 5h00. Il a eu un deuxième médicament. J’ai décidé qu’il était raisonnable de lui donner une autre dose de… de Lorazepam.

Inspecteur Martinez : D’accord. Donc…

Dr Murray : L’Ativan. Donc je lui ai redonné 2 mg doucement, après à peu près 2 heures et demie.

Inspecteur Smith : D’accord. Et ce sont 2 mg supplémentaires ?

Dr Murray : Oui. Pas… pas de Versed, de Lorazepam.

Inspecteur Smith : Lorazepam ?

Dr Murray : Oui. Le premier médicament que je lui ai donné à 2h00.

Inspecteur Smith : D’accord.

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MessageSujet: Re: récap du procès Murray 2011   Lun 17 Oct - 19:23

suite 7


Dr Murray : L’autre nom du Lorazepam est Ativan, A-T-I-V-A-N, si ça peut vous aider. A-T-I-V-A-N.

Inspecteur Smith : D’accord. Pardon, mais quelle heure était-il quand…

Dr Murray : Presque 5h00.

Inspecteur Smith : A peu près 5h00 ?

Dr Murray : Oui. C’était après 4h30. Et il était toujours éveillé.

Inspecteur Martinez : Est-ce que ça l’a aidé de se relaxer et…

Dr Murray : Non.

Inspecteur Martinez : Non ?

Dr Murray : A ce moment-là, il se plaignait qu’il ne pourrait pas aller sur scène, qu’il devrait encore annuler ses répétitions, qu’il



devrait reporter le show, et il ne… il ne satisferait pas ses fans s’il ne se reposait pas bien, et toutes ces choses. Donc j’avais beaucoup de pression. Et je le lui ai dit. J’ai dit : "Vous savez, si je prenais les médicaments que je vous ai donnés, je dormirais jusqu’à demain soir, c’est ce que ferait une personne normale. Mais vous n’êtes pas normal". Je lui ai dit ça. Et j’ai attendu, j’ai attendu encore. Le jour allait se lever. M. Jackson était toujours…

Inspecteur Martinez : Toujours quoi ?

Dr Murray : Toujours éveillé, il parlait encore.

Inspecteur Smith : Il est quoi, 6h00, 6h30 ?

Dr Murray : Oui. A 7h30 il était encore éveillé, alors je lui ai redonné 2 mg de Versed, mais pas de Lorazepam.

Inspecteur Smith : D’accord. Donc vous lui avez donné 2 mg… pardon… de quoi ?

Dr Murray : De Versed, V-E-R-S-E-D.

Inspecteur Martinez: Avez-vous procédé de la même façon, l’avez-vous dilué ?

Dr Murray : Oui. Diffusé doucement. Le Versed, c’est la même chose que le Midazolam. D’accord ? M-I-D-O-L-A-Z-O-L-A-M. Il en avait déjà eu avant.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Je n’ai pas changé la médication.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Donc entre la première dose de Versed, vers 4h00 du matin je crois, j’ai…

Inspecteur Martinez : Vers 3h00.

Dr Murray : 3h00 ? Là il était plus de 7h30, et aucun effet. Je lui ai donc donné une autre dose, espérant qu’il dorme un peu. Et ça n’a pas marché.

Inspecteur Smith : Toujours aucun effet.

Dr Murray : Aucun effet. J’ai donc… j’ai donc vérifié attentivement l’IV. J’ai vérifié le point de diffusion pour être sûr que l’IV coulait bien dans son corps et non pas sur les draps. Je me disais : "Où va le médicament ? Pourquoi cet homme ne répond pas au médicament ?"

Inspecteur Smith : Il est toujours éveillé ?

Dr Murray : Les yeux grands ouverts.



Inspecteur Smith : Et il n’a toujours pas uriné ?

Dr Murray : Il avait uriné. Je l’ai aidé à se lever pour qu’il urine, et il… il avait une poche sur lui. Je l’ai vidée. Je lui en ai posé une autre, et il l’a remplie à 600 ou 700 cc. Donc oui, il a uriné. Oh oui, il n’a pas… grâce à l’intraveineuse, il était hydraté.

Inspecteur Smith : Maintenant, il est plus de 7h30. Vous avez administré 2 mg de Versed de plus.

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Et toujours aucun effet ?

Dr Murray : Aucun effet.

Inspecteur Smith : Il est tard maintenant. Que s’est-il passé ensuite ?

Dr Murray : Maintenant il est… il est plus de 10h00 du matin. Et rien n’a marché.

Inspecteur Martinez : Mais entre 7h30 et 10h00, il y a… Vous le regardez et vous lui dites de méditer ?

Dr Murray : Nous essayons, nous essayons encore. Et maintenant, il se plaint vraiment qu’il ne peut pas dormir. Vous savez, rien de ce que je fais ne marche. Il doit annuler sa journée, annuler ses répétitions, tout va tomber à l’eau, et il reste très peu de temps avant les concerts en Angleterre. A ce moment-là, il a dit : "Je voudrai du lait".

Inspecteur Martinez : Du lait ?

Inspecteur Smith : Quelle heure était-il ?

Dr Murray : Il a dit : "S’il vous plaît, s’il vous plaît, donnez-moi du lait pour que je puisse dormir, parce que je sais qu’il n’y a que ça qui marche sur moi".

Inspecteur Smith : Du lait chaud ou tiède, ou juste…

Dr Murray : Non, c’est un médicament…

Inspecteur Smith : Quel…

Dr Murray : … qui lui était familier.

Inspecteur Martinez : Quel est ce médicament ?

Dr Murray : Du Propofol.

Inspecteur Martinez : Propofol. D’accord.

Dr Murray : Oui.

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MessageSujet: Re: récap du procès Murray 2011   Lun 17 Oct - 19:24

suite 8


Inspecteur Smith : Comment l’épelez-vous ?

Dr Murray : P-R-O-P-O-F-O-L.

Inspecteur Smith : Qu’est-ce que le Propofol ?

Dr Murray : C’est un sédatif qu’on peut aussi utiliser pour les anesthésies.

Inspecteur Smith : D’accord. Et comment… il est aussi injecté ?

Dr Murray : Il est administré par intraveineuse. Habituellement on donne au patient une dose en fonction de son poids, et on peut commencer avec une diffusion suffisamment lente pour le garder… le niveau dans le plasma augmente donc on peut… ils peuvent dormir.

Inspecteur Smith : D’accord. Donc vous lui avez donné ce Propofol.

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Martinez : Vous souvenez-vous quelle heure il était ? La dernière fois, vous avez parlé de 10h00, quand il n’y avait toujours aucun effet et qu’il se plaignait qu’il devrait annuler.

Dr Murray : Il était… je le sais parce que j’ai regardé l’heure. J’ai regardé le soleil. Et il était… il était… j’ai vu 10h30. Donc je dirais à peu près 10h40.

M. Chernoff : Pourquoi avez-vous regardé l’heure ?

Dr Murray : Parce que j’ai regardé l’heure à chaque fois que je lui ai donné quelque chose, j’attendais les effets, et je ne voyais rien arriver. Et j’ai regardé l’heure, parce que je savais que si sa journée allait être productive, il devrait aussi se lever à une certaine heure. Et si… si… et alors que lui et moi nous parlions… il n’y avait aucun effet depuis la première dose qu’il avait reçue, alors j’ai dit : "Si vous avez du Propofol maintenant", ce qui bien sûr était ce qu’il appelait du lait, "combien de temps, combien de sommeil vous attendez-vous à avoir ? Vous savez, vous avez besoin d’être debout avant midi". Et il a répondu : "Faites-moi juste dormir. Peu importe à quelle heure je me lève". J’ai dit : "Qu’est-ce qui va vous arriver ? Votre répétition est déjà planifiée pour aujourd’hui". Il a répondu : "Je ne peux pas fonctionner si je ne dors pas. Ils vont devoir annuler. Et je ne veux pas qu’ils annulent, mais ils vont devoir le faire". Donc j’ai… j’ai décidé à ce moment-là que je lui donnerais du Propofol.

Inspecteur Smith : C’est la première fois que vous lui en donniez ce jour-là ?

Dr Murray : C’est la première fois oui.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Je lui ai donné une petite dose qui l’aiderait à s’endormir, pour voir si ça ferait effet.



Inspecteur Smith : Combien lui avez-vous administré au départ ?

Dr Murray : 25 mg.

Inspecteur Smith : D’accord. Et donc il était près de 10h40.

Dr Murray : Vers 10h40, nous avons discuté du fait qu’il ne se passait rien. Donc à ce moment-là j’en ai prélevé d’un flacon, je l’ai dilué… je devais le diluer, et habituellement je le diluais avec de la Lidocaine, L-I-D-O-C-A-I-N-E, parce que ça peut être très… ça brûle les veines. C’est un des effets secondaires, ça cause des brûlures.

Inspecteur Smith : Et pardon, combien lui en avez-vous donné ?

Dr Murray : 25 mg.

Inspecteur Smith : D’accord. Et toujours de la même manière ?

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Par rapport à ce que vous lui avez donné, c’était dans le…

Dr Murray : Oui, je l’ai injecté.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Hum hum.

Inspecteur Smith : Pardon, je vais vous interrompre, mais vers 10h40, vous avez réalisé qu’il ne se passait rien, donc au moment où vous avez fait le mélange et que vous l’avez injecté, c’était…

Dr Murray : Ca m’a déjà pris un moment pour juste extraire le produit du flacon et le diluer avec la Lidocaine, qui est un anesthésiant local, et qui a aussi l’action de bloquer le sodium pour qu’il n’y ait pas de sensation de brûlure lors de l’injection. J’ai donc fait un mélange avec de la Lidocaine, et je lui ai administré.

Inspecteur Martinez : D’accord. Est-ce que ça vous a pris 5 ou 10 minutes ?

Dr Murray : C’était une injection lente. Donc je dirais 3 à 5 minutes.

Inspecteur Martinez : 3 à 5 minutes ?

Dr Murray : Oui, parce que les effets se font sentir très rapidement.

Inspecteur Martinez : Nous arrivons donc vers 10h50.

Traduction PYC - MJFrance

Dr Murray : Oui. Oui, les effets se font sentir très rapidement. Et ces effets ne durent que… ne durent que 15 minutes environ.

Inspecteur Smith : D’accord. Donc il est environ 10h50, 11h00.

Dr Murray : Hum hum.

Inspecteur Smith : Que s’est-il passé ensuite ?

Dr Murray : Il s’est endormi.

Inspecteur Smith : Il s’est endormi ?

Dr Murray : Oui, il s’est endormi.

Inspecteur Smith : D’accord.

M. Chernoff : Est-ce que vous… quand vous avez fait ça, alors que vous lui avez administré ça, est-ce que vous avez pris des précautions, comme une machine pour le monitorer, ou quelque chose comme ça ?

Dr Murray : Oui, j’ai pris toutes les précautions qui m’étaient disponibles. Je… depuis que j’ai commencé à le voir, je me suis assuré qu’il avait de l’oxygène à proximité, qu’il avait de l’oxygène toutes les nuits grâce à une canule nasale, et un oxymètre de pouls, qui est un tube en plastique qui est placé au doigt ou à l’orteil. C’est un dispositif qui fonctionne avec des piles. Ca montre le niveau de saturation d’oxygène dans le sang et aussi où en est le coeur du patient.

Inspecteur Martinez : Vous avez dit oxypètre de pouls ?

Dr Murray : Non, oxymètre.

Inspecteur Martinez : Oxymètre.

Dr Murray : O-X-Y-M-E-T-E-R. Il enregistre le taux d’oxygène dans le sang, et il m’aide aussi à savoir où en est le coeur. Donc ces choses étaient en place.

Inspecteur Smith : Vous le faisiez toute la nuit ?

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Ce jour-là en particulier ?

Dr Murray : Oui…

M. Chernoff : Et vous avez… il a demandé ce médicament en particulier, son…

Inspecteur Smith : Il appelait ça du lait.

M. Chernoff : … Propofol. Lait.

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MessageSujet: Re: récap du procès Murray 2011   Lun 17 Oct - 19:25

suite 9


Dr Murray : Du lait.

M. Chernoff : Oui. Appelons ça du lait. Il avait demandé ça avant, et vous saviez comment il y réagissait. Vous lui en aviez donné avant.

Dr Murray : Je lui en avais déjà donné avant.

M. Chernoff : Et il l’avait bien supporté.

Dr Murray : Ca s’était bien passé.

Inspecteur Smith : La même dose ?

Dr Murray : Pas la même dose dans ce cas, parce que je lui avais donné du Versed un peu plus tôt. Je lui avais donné de l’Ativan à plusieurs reprises dans la nuit. Et je sais que leur demie-vie n’est pas aussi courte que celle du Lorazepam. Donc j’ai pris une précaution, sachant qu’il était possible que ces médicaments soient encore dans l’organisme. Donc les 25 mg ne seraient pas la dose que je lui donnerais s’il n’avait pas tous ces agents dans l’organisme. Je lui aurais donné une dose plus forte.

Inspecteur Martinez : Oh, d’accord. C’est donc une dose plus faible que la normale ?

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Qu’avez-vous… quelle est la plus forte dose de lait que vous lui ayez donnée dans le passé ?

Dr Murray : Eh bien, si on se base…

Inspecteur Smith : En admettant qu’il n’ait pas pris d’autres médicaments ?

Dr Murray : Si on se base sur son poids, la dose la plus forte que je lui ai donnée au début, directement dans l’intraveineuse, avant de commencer le goutte-à-goutte, ce serait deux fois cette dose, donc 50 mg.

Inspecteur Smith : Donc ce jour-là c’était à peu près la moitié de la dose habituelle.

Dr Murray : Oui. Je l’ai réduite de moitié pour prendre des précautions, parce que je lui avais donné d’autres médicaments dans la nuit, qui provoquaient aussi le sommeil. Et il n’avait… il n’y avait eu aucune réponse ou aucun effet.

Inspecteur Martinez : Pouvez-vous vous souvenir à peu près combien de fois il avait reçu ce lait et que tout s’était bien passé ?

Dr Murray : Eh bien…

Inspecteur Martinez : Pardon, que vous lui avez donné vous, pas les autres médecins.



Dr Murray : Je lui ai donné…

M. Chernoff : Plus de dix fois ?

Dr Murray : Oui.

M. Chernoff : D’accord.

Dr Murray : Beaucoup plus que dix fois.

Inspecteur Smith : Plus que… depuis combien de temps ? Dans les deux derniers mois ? Quand…

Dr Murray : Deux mois.

Inspecteur Smith : … vous avez été contacté par Amir pour la tournée ?

Dr Murray : Deux mois.

Inspecteur Smith : Donc dans les deux derniers mois…

Dr Murray : Deux mois.

Inspecteur Smith : D’accord. Vous lui en avez administré plus de dix fois.

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Plus de 20 fois ?

Dr Murray : 30 jours par mois à peu près, chaque jour.

Inspecteur Martinez : Donc c’est quotidien.

Inspecteur Smith : C’est quotidien.

Dr Murray : Quotidien, à l’exception des trois jours qui ont précédé sa mort. J’essayais de le sevrer…

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : … de ce médicament.

M. Chernoff : Et… soyons clairs. Assurons-nous de la question que vous lui posez, si vous voulez bien.

Inspecteur Smith : Bien sûr.

M. Chernoff : Avant que vous soyez engagé comme son médecin, étiez-vous au courant que Michael Jackson prenait ce médicament quotidiennement ?

Dr Murray : Je n’étais pas au courant que Michael Jackson prenait ce médicament quotidiennement, mais j’ai été très surpris par ses

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connaissances en pharmacologie, parce que ce n’est pas le genre de chose qu’on sort de son chapeau. Et il m’a expliqué qu’il en avait déjà pris à plusieurs reprises. Il l’utilisait fréquemment sur ses tournées. Plusieurs autres médecins lui en ont donné.

Il savait exactement qu’il fallait un anti-brûlures. C’est le terme pour désigner la Lidocaine, parce qu’il disait que peu importe ce qu’on lui injectait… il appelait ça un anti-brûlures, parce qu’il disait que peu importe ce qu’on lui injectait ou ce qu’on lui diffusait dans le corps, ça le brûlerait.

Il m’a demandé si j’en avais déjà pris, et je lui ai répondu non. Et il a répondu : "Eh bien, je vais vous raconter. Sans l’anti-brûlures, c’est vraiment inconfortable". Et il parlait d’expérience. Il a aussi dit qu’il en avait pris en Allemagne et à d’autres endroits, mais qu’il n’avait jamais vraiment su le nom des médecins.

Inspecteur Smith : Et vous avez compris que c’était d’autres médecins qui lui avaient administré et non pas Michael lui-même, ou…

Dr Murray : Il ne m’a jamais dit qu’il se l’injectait lui-même, mais il m’a dit que les médecins l’autorisaient à le diffuser lui-même par la perfusion. Et je lui ai refusé cette opportunité. Il m’a demandé : "Pourquoi… pourquoi ne voulez-vous pas que je le diffuse ? J’adore faire ça. Vous savez, ça me donne l’impression que la médecine c’est génial". J’ai dit "Si je vous donne un médicament qui va vous faire dormir immédiatement et qui agit si rapidement, je ne veux pas que vous diffusiez une telle substance quand je suis là. Je le ferai. Donc désolé pour les autres médecins qui ont fait ça. Moi je ne le ferai pas".

Inspecteur Martinez : D’accord. Donc pour être… je connais la réponse à cette question mais… mais je ne suis pas sûr. La première fois que vous lui avez donné du lait, c’était votre idée ou la sienne ?

Dr Murray : La sienne, la sienne.

M. Chernoff : Il savait combien en prendre. Il savait ce que c’était. Il savait comment l’injecter. Il savait tout.

Dr Murray : Oui. Et aussi… il savait que c’était la seule chose qui marchait sur lui. Je lui ai toujours dit que c’était un sommeil artificiel. Qu’il serait mieux pour lui de revenir à un état plus physiologique. Comme la plupart des gens, quand ils travaillent et qu’ils sont fatigués, ils s’endorment.

Et il m’a demandé "Vous pouvez dormir comme ça ?", et je lui ai répondu "Sans aucun doute. Vous savez, la plupart des gens peuvent dormir. Les enfants ont de meilleures habitudes de sommeil que les adultes. Quand on grandit, on ne dort pas aussi bien, ni aussi longtemps. Et parfois des patients ont besoin d’aide, et ils prennent des sédatifs. Et tout rentre dans l’ordre". J’ai essayé de le conseiller là-dessus.

M. Chernoff : Avez-vous pu savoir… désolé de vous interrompre.

Inspecteur Martinez : Ca va.



M. Chernoff : Avez-vous pu savoir qui était son médecin avant vous ?

Dr Murray : Oui. Il n’a jamais… il m’a dit avoir deux médecins en Allemagne, et ils utilisaient cette substance. Mais avant que je commence à travailler pour lui en mai, il est venu à Las Vegas… c’était en mars ou avril je dirais.

M. Chernoff : Est-ce qu’il… parlons du Dr Lee.

Dr Murray : Allons-y.

M. Chernoff : Cet accord avec le Dr Lee, où vous lui demandez certains choses qui… ces marques qu’il avait sur… déjà sur ses pieds.

Dr Murray : Oui, sur ses mains aussi, beaucoup de traces de piqures. Et certaines de ses veines étaient sclérosées. Donc je lui ai demandé ce qu’il prenait. Et il m’a dit qu’il voyait un certain Dr Lee, qui lui donnait un cocktail spécial pour nettoyer son organisme et lui donner de l’énergie. Et le Dr Lee a dit – je ne l’ai jamais rencontrée – qu’elle travaillait avec les Lakers à l’époque où ils ont gagné le championnat, et son cocktail avait redonné de l’énergie à l’équipe.

Et j’ai demandé :"De quoi est composé ce cocktail ?". Il a répondu : "Je ne sais pas", mais il s’est souvenu d’un nom, qui était je crois de la méthionine. Je ne me souviens pas, mais je sais qu’il y avait dedans un acide aminé. Et je lui ai dit : "Pourriez-vous obtenir du Dr Lee la composition exacte de ce cocktail ? Parce que j’aimerais savoir. Je ne suis pas sûr que ce soit bon pour vous, parce que je trouve que bien que vous soyez encore jeune, vos veines sont toutes sclérosées".

Ses veines étaient comme asséchées, comme pleines de caillots. Et on ne pouvait pas trouver de site pour poser une IV. C’est pourquoi j’ai cherché une veine dans la jambe ou quelque chose comme ça. Ses mains étaient toutes sclérosées à cause de trop d’IV.

Alors il m’a dit qu’après un moment… il me l’a dit… quand je l’ai joint régulièrement, j’ai dit : "Quelle est votre histoire avec le Dr Lee, et que s’est-il passé ?" Il a répondu : "Nous nous sommes débarrassés d’elle". Et j’ai dit : "Que s’est-il passé ?", et il a répondu : "Pourquoi n’a-t-elle pas été professionnelle ?" Il dit qu’elle l’a appelé un jour alors qu’il l’attendait. Elle lui a dit que son enfant était malade, et qu’elle l’avait emmené aux urgences, et qu’elle ne pourrait pas venir. Donc elle n’est pas venue.

Je lui ai dit : "Ca me paraît raisonnable. Vous aussi vous avez des enfants. Et ça pouvait être vrai". Mais il avait l’impression que le médecin ne lui disait pas la vérité. Donc il était énervé et il lui a dit de ne plus revenir. Je pense qu’elle n’est jamais revenue. Voilà l’histoire avec le Dr Lee. Donc je ne sais pas exactement de quoi était composé son cocktail, mais elle lui donnait…

M. Chernoff : Ou s’il y avait un cocktail ?

Dr Murray : Peu importe. Mais elle lui a posé des intraveineuses.

M. Chernoff : D’accord.



Dr Murray : Plusieurs fois par semaine.

Inspecteur Smith : Etait-ce à Las Vegas ?

Dr Murray : Non, c’était ici.

Inspecteur Smith : D’accord. Donc c’était dans les six derniers mois ?

Dr Murray : Oui. Maintenant, la raison pour laquelle je parle de ça c’est que je voulais aussi vous donner le nom du Dr Adams, parce que vous avez posé la question à propos du lait.

M. Chernoff : Oh, très bien.

Dr Murray : Le docteur…

M. Chernoff : Il a dit que Michael avait mentionné le Dr Adams, qui est à Las Vegas, c’est ça ?

Dr Murray : Oui, oui. David Adams.

M. Chernoff : D’accord.

Inspecteur Smith : D’accord. Donc M. Adams ?

Dr Murray : Je ne savais pas que Michael Jackson était en ville. Et encore une fois, ne sachant pas ça, je n’ai pas de dossier sur cette époque, mais c’était vers mars et avril. Et il m’a appelé. Et j’ai dit : "Bonjour, comment allez-vous Michael ? Où êtes-vous ?". Et il a répondu : "Oh, je suis à Las Vegas".

"Vraiment ? Pourquoi ici ?"

"J’ai emmené mes enfants voir un spectacle".

J’ai dit : "Wow, c’est super".

Je ne me souviens pas quel spectacle c’était. Et j’ai dit : "Quand partez-vous ?" Il a répondu : "Je pars demain". Donc il n’était là que pour une nuit. Il a séjourné à l’hôtel Winn. Après avoir discuté avec lui, j’ai raccroché.

Puis j’ai eu un autre appel de son assistant, Michael Amir. Il m’a dit que M. Jackson voulait à nouveau me parler. Dons j’ai parlé avec lui. Et il m’a dit : "J’ai des difficultés à dormir. Je ne peux pas dormir" Mais j’ai répondu : "Vous n’êtes là que pour une nuit, un spectacle et un film. Pourquoi avez-vous du mal à dormir ? Vous ne pouvez pas dormir ? Vous avez fait un long voyage entre los Angeles et Las Vegas. Vous savez, si vous allez au lit… est-ce que vous comptez sortir cette nuit et faire quelque chose ?" Il a répondu : "Non, je reste ici. Mais je ne peux pas dormir".

Il a dit : "Pouvez-vous m’aider à dormir ?", et j’ai dit : "Avez-vous les somnifères que je vous ai donnés la dernière fois, et que vous pouvez prendre quand vous voulez ?", comme… comme du Lorazepam ou du Restoril, que je lui avais donné avant, sous forme de pilules. Il a dit : "Ca ne fonctionne pas". Je lui ai dit : "Est-ce que vous les prenez ?", et il a répondu : "Oui Dr Conrad. Rien ne marche. Vous savez, j’ai eu d’autres pilules d’autres médecins à Beverly Hills, et des médicaments prescrits par le Dr Klein, qui dit qu’il

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me donne ce qu’il y a de plus fort. Et j’ai aussi des prescriptions du Dr Metzer, M-E-T-Z-E-R. Rien ne marche".

Inspecteur Martinez : Dr Klein, Dr Metzer. Il y en avait d’autres ?

Dr Murray : Ce sont les noms qu’il a mentionnés. Je lui ai dit : "Je ne peux rien vous offrir qui puisse marcher", et il a répondu : "Et le Diprivan ?", qui est l’autre nom du… qui est…

M. Chernoff : Le nom de la marque du Propofol.

Dr Murray : Qui est l’autre nom…

Inspecteur Smith : De quoi ?

Dr Murray : Diprivan, D-I-P-R-I-V-A-N, qui est l’autre nom du Propofol.

Inspecteur Smith : Oh.

Dr Murray : Qui est le lait.

Inspecteur Smith : D’accord.

M. Chernoff : Oui, le lait.

Dr Murray : Donc il m’a demandé : "Et le Diprivan ?", et j’ai répondu : "Le Diprivan ? Pourquoi me demandez-vous ça ?". Il a dit : "Parce que ça marche. Je sais que ça marche". Et j’ai dit : "Ce n’est pas un médicament que vous pouvez demander et obtenir comme ça. C’est un médicament qu’il faut commander. Et je ne sais pas comment je peux avoir ça pour vous".

Donc il a dit… il manquait de repos. La frustration commençait à le gagner parce que je ne pouvais pas le satisfaire. Et alors il a dit : "Connaissez-vous le Dr Adams ? C’est quoi son nom ? Dr Adams ? Je n’arrive pas à me souvenir de son nom. C’est un médecin noir. On dirait un joueur de foot. Il est plus imposant que vous. Et vous savez, il m’en a donné plusieurs fois à Las Vegas. Vous savez, il a toujours un petit sac". C’est ce qu’il m’a dit.

Inspecteur Smith : Le Dr Adams lui avait donné du lait avant ?

Dr Murray : Oui. David Adams.

Inspecteur Smith : D’accord, je suis désolé.

Dr Murray : Oui. Donc j’ai dit : "Eh bien je ne peux pas vous aider, parce que je n’ai pas accès à de tels produits. Et on doit… on doit le commander. Et c’est le week-end. Aujourd’hui c’est dimanche". Alors il a dit : "Vous ne le connaissez pas ?". Et j’ai dit : "Non".

"Avez-vous son numéro ?"

"Je ne le connais pas. Donc je n’ai pas son numéro".

"Je pense que je vais appeler frère Amir", qui est M. Amir. Il a dit : "Je vais l’appeler parce qu’il a son numéro. Je vous rappelle".

Cinq à dix minutes après, j’ai reçu un nouvel appel de M Jackson en personne. Et il a dit : "Voilà son numéro, son nom c’est M. Adams. Pouvez-vous lui demander s’il peut m’aider à dormir ?" Donc j’ai passé cet appel. C’était… c’était le dimanche, le jour où il était censé rentrer à Los Angeles. Il était à peu près 2h00 du matin.

Il a dit de M. Adams… il a dit : "Il m’a aidé avant. C’était dans un cabinet de chirurgie plastique. Il venait avec son petit sac, il l’avait toujours sur lui, et il commençait". Il le faisait dormir. J’ai répondu : "Comment s’appelle le chirurgien ?". Il m’a donné son nom, mais je ne le connais pas non plus. Donc il a dit qu’il allait appeler le chirurgien pour voir si M. Adam était disponible, et s’il pouvait venir l’aider. Il allait partout où c’était nécessaire.

Donc je lui ai dit : "D’accord. Passez votre appel". Et il a appelé, et M. Jackson m’a dit que Michael Amir lui avait dit que le chirurgien… ou médecin esthétique, je crois que c’est ça, avait dit qu’il ne les laisserait pas utiliser son cabinet à moins que M. Jackson accepte de subir d’autres procédures… d’autres procédures esthétiques.

Bien sûr il le faisait payer pour qu’il puisse utiliser ses locaux, et en même temps il pouvait l’endormir pendant qu’il faisait ce qu’il avait à faire. Donc le médecin avait dit que s’il ne pouvait pas gagner un peu d’argent avec une procédure, alors il ne ferait rien du tout.

J’ai appelé le Dr Adams, David Adams. Je lui ai dit que je ne l’avais jamais rencontré, que M. Jackson avait dit qu’il avait travaillé avec lui avant, qu’il lui avait donné du Diprivan pour dormir, et qu’il voulait savoir s’il était disponible pour l’aider. Le Dr Adams m’a dit : "Donnez-lui une heure, et qu’il me rappelle".

J’ai rappelé M. Jackson. J’ai dit : "J’ai parlé à M. Adams, au Dr Adams. Il m’a dit qu’il pourrait avoir assez de ce produit pour vous". Il avait l’habitude, parce que le Dr Adams m’a dit : "Oh oui, je connais Michael. Je connais très bien Michael. Il a toujours… il connait bien le Diprivan. Il adore ce médicament".

Inspecteur Smith : Le lait.

Dr Murray : Le lait. Il n’a pas appelé ça du lait, il a dit : "Il adore ce médicament". Le nom de lait a été adopté plus tard. Quand j’ai commencé à travailler pour lui, il a commencé à appeler ça du lait et de l’anti-brûlures.

Donc le Dr Adams n’a pas pu avoir le cabinet du médecin esthétique. Donc le dimanche je l’ai autorisé à utiliser mon cabinet, où j’avais de l’oxygène, un chariot de réanimation, et du matériel de monitoring comme un oxymètre. Après l’arrivée de M. Jackson, M. Adams, le Dr Adams a attendu. Je l’ai emmené à l’étage. Je me suis présenté. Et je les ai laissés.

J’ai dit : "Combien de temps allez-vous le laisser dormir ?". Il a dit qu’il le laissera cinq ou six heures. Il était à peu près 13h00. Donc j’ai dit : "D’accord. Donc je reviens vers 19h00 ?". Et il a dit : "Oui, 19h00 ce sera bien". Donc je suis revenu vers 19h00. Quand je suis revenu à mon cabinet à 19h00, il avait une perfusion de Diprivan. Il avait un oxymètre. J’avais laissé de l’oxygène pour lui. Je ne suis pas sûr qu’il ait été utilisé. Mais le Dr Adams avait une poche à intraveineuse où il avait dilué le produit. Et il était… M. Jackson dormait.

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Quand M. Jackson s’est réveillé - j’étais son médecin par intermittence - je lui ai demandé comment il se sentait. Et il a dit que maintenant il se sentait en pleine forme parce qu’il avait pu dormir. Je lui ai dit : "Allez-vous repartir pour Los Angeles dès ce soir ?" Il a répondu qu’il n’était pas sûr de repartir ce soir-là ou le lendemain.

Puis il m’a surpris ce soir-là, parce qu’il m’a proposé de rejoindre son équipe et de partir en Angleterre.

Inspecteur Smith : Il est toujours à Las Vegas à ce moment-là ?

Dr Murray : Oui.

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MessageSujet: Re: récap du procès Murray 2011   Lun 17 Oct - 19:25

suite 10


Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Il m’a proposé de rejoindre son équipe et de partir en Angleterre avec lui en tant que médecin exclusif. Il m’a surpris parce qu’il m’a dit : "C’est l’inspiration divine". Et j’ai dit : "Que voulez-vous dire ?". Et il a répondu : "Venez. Venez avec moi. Ca ne vous dérange pas ?" Nous avons laissé le médecin dans une autre pièce. Il a dit… j’ai dit : "Excusez-moi docteur".

Et M. Jackson m’a emmené dans le hall, dans mon cabinet en ce dimanche après-midi… dimanche soir. Il m’a dit : "Conrad, vous savez, quand je suis en tournée, j’ai du mal à dormir. Et ce que la plupart des médecins ont fait, ça a été de m’aider à dormir entre 15 et 18 heures, parce que j’en ai besoin". Donc innocemment, je ne pensais pas qu’il dormait de 15 à 18 heures sous assistance. Je ne pensais pas que c’était quotidien.

Mais ce qu’il a vu, si j’y repense, est ce qui s’est développé si rapidement ce soir-là, il… ce qu’il appelait l’inspiration divine, c’était de me dire, avant même que j’ai accepté d’intégrer son équipe : "Et si un autre médecin se joignait à vous ?" et j’ai dit : "Pourquoi voudriez-vous ça ?", et il a dit : "Parce que vous ne comprenez pas à quel point ces heures peuvent sembler longues. Vous savez, quand je dors entre 15 et 18 heures, c’est quand je me sens assez en forme pour me lever et aller sur scène. Et c’est ce que la plupart des médecins ont fait pour moi. Et je pense que pour vous, ça pourrait être trop".

Je ne pensais pas que ce serait trop. Mais ce que M. Jackson savait, c’était qu’il faisait ça tous les jours. Et comme c’était quotidien, ça faisait certainement trop pour un seul médecin. Et j’ai dit : "Vous savez, je ne peux pas prendre la décision pour vous M. Jackson. Vous le savez mieux que moi".

Et je me suis assis avec le Dr Adams, et je… je me suis mieux présenté, et j’ai appris à le connaître. Et j’ai dit : "Vous savez, je me suis occupé de Michael périodiquement, et de ses enfants aussi. Et s’il faut un médecin, un spécialiste, je commande ce qu’il veut. Mais vous savez, il veut deux médecins dans son équipe maintenant, et je ne suis pas sûr qu’il puisse se le permettre". Je ne savais pas.

Inspecteur Smith : Est-ce qu’il faisait référence au Dr Adams ?

Dr Murray : Pour rejoindre son équipe ?

Inspecteur Smith : Oui.

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Dr Murray : Hum hum.

Inspecteur Smith : A-t-il dit que le Dr Adams…

Dr Murray : Il était…

Inspecteur Smith : … ou l’avez-vous déduit de vous-même ?

Dr Murray : Non, il était assis là.

Inspecteur Smith : D’accord. Donc il était prévu qu’il soit le deuxième médecin de l’équipe ?

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Et j’ai été surpris qu’il ait annoncé ça sans prévenir. Donc j’ai dit : "Comme vous voulez". Mais il avait eu l’habitude de travailler avant avec le Dr Adams et il avait l’habitude de prendre cette substance qu’était le Diprivan.

Donc j’ai dit… j’ai dit : "C’est comme il veut". Et donc le Dr Adams a continué à m’appeler, et il a laissé un message pour M. Jackson : "Qui dois-je contacter si je décide d’aller en Angleterre ? Vous ou Michael ?". J’ai dit : "Plutôt Michael". Mais Michael a dit : "Adressez-vous à Conrad. Faites-lui savoir ce que vous voulez, et il y travaillera".

A l’époque, même si quelque part j’étais d’accord pour intégrer l’équipe, nous n’étions pas sous contrat. Nous n’avions pas parlé chiffres. J’avais mes cabinets. Je veux dire, comment je pouvais les fermer pour partir en voyage avec lui ? Le Dr Adams m’a rappelé, et il m’a dit qu’il avait en parlé avec sa mère. Il l’avait appelée. Il en avait parlé à un ami. Et il était célibataire et disponible pour aller à l’étranger.

Donc je lui ai demandé : "Quel salaire allez-vous demander ?", et il a dit…

M. Chernoff : Est-ce que c’est important pour vous les gars ?

Inspecteur Smith : Vous… Quand vous dites : "Quel salaire allez-vous demander", vous parlez au Dr Adams ou à Michael ?

Dr Murray : Au Dr Adams. Est-ce important pour vous ?

Inspecteur Smith : Oui, ça va. Ca va.

Dr Murray : Vous en êtes sûr ?

M. Chernoff : Il a complètement sauté la partie la plus importante.

Inspecteur Martinez : Nous allons y revenir.

Inspecteur Smith : Je sais. Nous allons y revenir, et ça va aller. Ca va.

M. Chernoff : D’accord.

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Dr Murray : Je ne veux pas perdre de temps.

Inspecteur Martinez : Oh, non, non, ça… nous allons en finir avec ce sujet.

Inspecteur Smith : Ca va.

Dr Murray : M. Adams, le Dr Adams a dit qu’il avait gagné 600 000 $ l’année précédente en travaillant à Las Vegas avec un staff réduit. Le coût était minimum. Et il avait acheté une maison d’un demi million. Et… mais s’il devait faire ce voyage ou changer pour quitter son cabinet, il voulait un dédommagement équivalent à trois ans, et il réclamait entre 1,2 millions et 1,3 millions. C’était ce qu’il réclamait. Je l’ai dit à Michael. Et il n’a pas donné suite.

Inspecteur Martinez : Donc il n’a pas intégré l’équipe.

Dr Murray : Non, mais il a dit qu’il était disponible. Il a continué à demander. Il a continué à m’envoyer des SMS : "Comment ça avance ?", et j’ai juste répondu : "C’est en cours"…

Inspecteur Smith : Pour 1,2 ou 1,3 millions.

Dr Murray : Hum hum.

M. Chernoff : Juste pour ce voyage ?

Inspecteur Smith : Juste pour la tournée oui.

Dr Murray : Oui.

M. Chernoff : Combien de temps devait durer cette tournée ?

Dr Murray : La tournée en Angleterre devait durer une année, mais M. Jackson avait dit qu’après la tournée, il avait trois ou quatre films déjà programmés avec AEG, sur lesquels il voulait travailler. Il voulait me garder avec lui après. C’est ce qu’il m’a dit.

Il voulait ouvrir un hôpital pour enfants, où les enfants du monde entier pourraient aller et recevoir leur traitement. Et il voulait que j’en sois le directeur médical, pas particulièrement pour les voir, mais pour engager des spécialistes pour créer différents services. Et il avait des noms en tête suite à ses voyages. Donc c’est… c’est tout.

Inspecteur Martinez : D’accord. Nous allons revenir un peu en arrière. Il est environ 10h50.

Dr Murray : Hum hum.

Inspecteur Martinez : Quand vous lui donnez le Propofol. Nous avons passé en revue comment il l’a connu. C’est lui qui vous a demandé…

Dr Murray : Oui

Inspecteur Martinez : …qui vous l’a demandé, en vous mettant la pression.

M. Chernoff : Nous connaissons la dose, 25 mg.

Inspecteur Martinez : 25 mg, la moitié de ce que vous lui donnez normalement. Que s’est-il passé ensuite

Dr Murray : J’ai… je l’ai surveillé chez lui. Et il s’est endormi.

Inspecteur Smith : Il est 11h00 maintenant ? Plus tard ?

Dr Murray : Il s’est endormi assez rapidement je dirais. Mais il ne ronflait pas. Normalement, s’il était profondément endormi, il ronflait. J’étais un peu sur le qui-vive en me disant qu’il allait peut-être se réveiller en sursaut, parce que… c’est le cas. Il se lève comme ça, il ouvre les yeux, et il est complètement réveillé. Et dans ces cas-là, il recherche son intraveineuse.

Inspecteur Martinez : Est-ce que vous aviez l’habitude de lui faire une perfusion, ou est-ce que vous lui faisiez de petites injections et puis…

Dr Murray : On fait de petites injections pour l’endormir, et ensuite on diffuse lentement la perfusion, pour qu’il continue à dormir.

Inspecteur Martinez : D’accord.

M. Chernoff : C’est comme un anesthésiant. C’est comme une anesthésie générale. En fait, c’est utilisé pour ça. C’est ce qu’il a pris pendant des années.

Dr Murray : Mais il y a aussi… il est utilisé sur des patients qui, vous savez, qui sont très malades et qui doivent être complètement sédatés. Vous savez, on l’utilise.

Inspecteur Martinez : D’accord. Désolé. Je ne voulais pas vous interrompre. Donc il s’est endormi rapidement, mais il ne ronflait pas. Il ne dormait donc pas profondément.

Dr Murray : Ca m’inquiétait, parce que quand il ne dort pas profondément, il peut se réveiller en sursaut. Mais je… je le surveillais. Je suis resté là et je l’ai regardé. J’ai surveillé, j’ai regardé sa saturation d’oxygène. Elle était au-dessus de 90, 90%. Le pouls était d’environ 70. Tout avait l’air stable.

Je l’ai surveillé. Je me suis assis, je l’ai regardé suffisamment longtemps pour être rassuré. J’ai eu besoin d’aller aux toilettes. Je me suis levé, je suis allé aux toilettes et j’en ai profité pour vider sa poche urinaire.

Je suis revenu et j’ai été pétrifié parce qu’il ne respirait plus, parce que je regardais toujours sa poitrine et le mouvement de son diaphragme, et toute ces choses. J’ai vérifié… j’ai regardé l’oxymètre de pouls tout de suite, et son coeur battait à 122.

M. Chernoff : C’est ce qu

Inspecteur Martinez : Revenons… revenons en arrière, je sais que c’est une énorme maison. Je ne sais pas où sont les toilettes. En combien de temps êtes-vous allé aux toilettes ?

Dr Murray : Si on se repère par rapport à sa chambre, je passe par… je quitte son chevet. Je marche vers une autre pièce, qui est une sorte de dressing. Et j’entre dans une troisième pièce, où sont les toilettes… où je suis allé faire pipi.

Inspecteur Martinez : D’accord. Donc vous êtes parti quelques minutes ?

Dr Murray : Je suis parti, je dirais, à peu près deux minutes.

Inspecteur Martinez : A peu près deux minutes. D’accord.

Dr Murray : Hum hum.

Inspecteur Martinez : Très bien. Donc vous avez eu l’impression qu’il ne respirait plus, et vous avez dit que son pouls était haut ?

Dr Murray : Quand je suis revenu oui.

Inspecteur Martinez : Continuez.

Dr Murray : C’était mon observation clinique. Donc j’ai immédiatement cherché un pouls, et j’ai trouvé un pouls filant dans la région fémorale. Son corps était tiède. Il n’y avait pas de changement de couleur. Donc j’ai… je pense que tout s’est passé très vite, juste le temps où j’étais parti, entre le moment où je suis parti et celui où je suis revenu. Donc j’ai immédiatement commencé une réanimation cardio-pulmonaire et je lui ai fait du bouche-à-bouche.

Inspecteur Smith : Vous avez fait le massage manuellement, ou aviez-vous une machine ?

M. Chernoff : Quel est la première chose que vous ayez faite ?

Dr Murray : Eh bien, j’ai fait une observation clinique.

M. Chernoff : Lui avez-vous donné des médicaments ou quelque chose ?

Dr Murray : Eh bien, la première chose que je voulais faire… je l’ai fait mais pas tout de suite. Je voulais le réanimer.

Et la clé c’était qu’il ne respirait pas, je voulais m’assurer de pouvoir le ventiler et lui masser le coeur. Je sais aussi que dans une réanimation, la meilleure chose qu’on puisse faire pour un patient est… si on ne ventile pas, il faut au moins faire le massage.

Inspecteur Martinez : Faire le massage.

Dr Murray : Donc j’ai commencé le massage, et alors j’ai… j’ai rapidement fait la réanimation tout seul pour le ventiler directement, et je lui ai fait du bouche-à-bouche. J’ai vu sa

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poitrine se soulever. Donc je savais que je le ventilais bien et je lui ai apporté de l’oxygène. Et j’ai repris le massage.

J’ai… en faisant ça, j’ai regardé le téléphone. Aucun téléphone ne fonctionnait dans cette maison. Pourquoi ? Je suppose que c’était pour éviter que le téléphone sonne, parce que M. Jackson changeait constamment son numéro de téléphone portable.

Inspecteur Martinez : Très vite, est-ce que… avez-vous fait le massage cardiaque pendant qu’il était sur le lit, ou l’avez-vous bougé ?

Dr Murray : Je ne pouvais pas le bouger du lit tout seul donc…

Inspecteur Martinez : D’accord.

Dr Murray : La seule chose que je devais faire c’était d’essayer de le ventiler et de lui faire un massage cardiaque, mais j’ai improvisé. Son lit était assez ferme mais pas assez pour que ce soit assez efficace. Donc j’ai mis ma main gauche sous son corps, et j’ai compressé avec mon autre main.

Et une fois que j’ai pensé l’avoir réanimé comme il le fallait… la maison était fermée. La nuit, il y avait juste ses enfants, lui, et moi. La sécurité n’entrait jamais dans la maison, même pour utiliser les toilettes. Ils utilisaient les toilettes de la station-service au coin de la rue. Je pensais que c’était assez inhumain, et cette semaine-là je leur ai parlé du fait que la sécurité pourrait au moins avoir une salle de bains, parce que quand un gars partait… ils n’étaient que deux la nuit. Il… on ne sait jamais ce qu’il peut se passer, et on peut avoir besoin d’assistance.

Mais peu importe. J’avais ma main sous son dos. Et en plus de faire la réanimation, je l’ai ventilé oralement. Et c’était… je me suis assuré que sa poitrine se soulevait avec de profondes respirations. Sachant que le téléphone ne fonctionnait pas, j’avais constaté ça des semaines avant en essayant de passer un appel. Et j’avais demandé pourquoi. Et ils ont dit : "Les téléphones ne fonctionnent pas ici".

Donc sachant ça, la seule chose que je puisse faire pour aider… je sais qu’il vit au 100 North Carolwood. Je ne connais pas le code postal. Parler à un opérateur du 911 revenait à le négliger. Je n’ai pas cette disponibilité. Je veux le ventiler, faire le massage cardiaque, assez pour me donner une chance.

J’ai alors continué le massage avec ma main droite, j’ai attrapé mon téléphone potable et j’ai appelé son assistant, dont j’avais le numéro, frère Michael. Je lui ai dit : "Frère Michael, il faut envoyer la sécurité à l’étage dans la chambre de M. Jackson immédiatement. Nous avons un problème". D’accord ?

Inspecteur Smith : C’est Michael Amir, c’est ça ?

Dr Murray : Oui, hum hum.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Je ne voulais pas qu’il… je ne pouvais pas à ce moment-là lui demander d’appeler le 911 parce qu’il aurait voulu savoir de



quoi il s’agissait et j’avais un patient qui avait besoin d’aide et que j’essayais d’assister, et j’essayais de faire de mon mieux.

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MessageSujet: Re: récap du procès Murray 2011   Lun 17 Oct - 19:26

suite 11


Je suis alors retourné… après cet appel, je suis retourné faire le massage cardiaque et le bouche-à-bouche. Reconnaissant que son pouls était… je n’avais plus de pouls. J’ai relevé ses jambes, ce qui peut faire l’effet d’une sorte d’auto-transfusion. En d’autres termes, le sang dans les jambes, si on relève les jambes, le sang peut affluer vers le coeur. Donc j’ai fait ça, j’ai relevé ses jambes, juste un bref moment. J’aurais voulu les garder relevées, mais je n’avais rien pour les soutenir.

Donc je l’ai auto-transfusé autant que je pouvais, j’ai continué le massage, et continué le bouche-à-bouche.

Personne n’est venu à la porte. Personne n’a frappé à la porte. Il s’était écoulé à peu près une minute. J’ai fait la réanimation. Puis j’ai atteint un sac. J’ai pris rapidement une seringue et j’ai pris du Flumazenil, F-L-U-M-A… Flumazenil, F-L-U-M-A-Z-E-N-I-L, Flumazenil.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Oui. Le Flumazenil est un antidote qui peut contrecarrer les effets des benzodiazépines. Et le fait qu’il avait eu du Lorazepam, le fait qu’il avait eu du Versed, je voulais inverser les effets de ces agents, ils agissaient ensemble maintenant avec le lait que je lui avais donné, tout ça en essayant de l’assister. Je lui ai donné 0,2 mg de Flumazenil.

Inspecteur Smith : 0,2 ?

Dr Murray : 0,2 mg.

Inspecteur Martinez : Par le biais de l’IV encore ou…

Dr Murray : Directement…

Inspecteur Martinez : … directement injecté ?

Dr Murray : … dans l’IV.

Inspecteur Martinez : D’accord.

Dr Murray : Dans l’IV. J’ai continué le massage cardiaque pour faire circuler le médicament. Heureusement, il va… si sa respiration était déprimée, ça allait inverser les effets du médicament, et il allait respirer à nouveau. Mais il ne respirait toujours pas.

Inspecteur Martinez : Et aucune aide n’est venue.

Dr Murray : Aucune aide n’est venue. Je continuais le massage, le bouche-à-bouche, suffisamment pour m’assurer qu’il était bien ventilé. J’ai ouvert la porte, je suis sorti en courant et je suis allé vers le palier, je suis descendu à la cuisine, là où je pourrais trouver la sécurité. Et quand j’ai atteint le sommet des marches, j’ai vu le chef cuisinier, qui était en train de cuisiner. Je crois qu’elle s’appelle Rose. Et je lui ai dit : "J’ai une urgence. Appelez la sécurité immédiatement".

Traduction PYC - MJFrance

C’est à ce moment-là que l’homme que vous entendez sur l’appel du 911 est monté. Il ouvre la porte. Il entre. Je lui dis : "Appelez le 911". Pendant qu’il compose le numéro, je continue le massage. Je lui fais du bouche-à-bouche. Mais je veux qu’on appelle le 911 maintenant, bien qu’il soit encore sur le lit, parce qu’il me fallait toujours de l’aide pour le bouger du lit et le placer à un endroit plus approprié sur le sol, où la surface serait plus ferme.

Donc je continue à soutenir son dos en faisant le massage. Je continue à le ventiler avec ma bouche. L’opérateur demande à l’agent de sécurité ce qu’il se passe. Je dis : "Nous avons un patient qui ne respire plus". Tout ce qu’il dit, c’est ce que je lui dis de répéter. "Quel âge a-t-il ?". J’ai dit : "50 ans", parce qu’il ne connait pas son âge.

Inspecteur Martinez : Savez-vous qui était cet agent de sécurité ?

Dr Murray : Alberto Alvarez. Alberto Alvarez.

Et l’opérateur continue à poser des questions, et j’ai dit: "Dites-leur juste de venir", parce que je voulais qu’il vienne m’aider à le bouger vers une surface plus ferme pour pouvoir continuer le massage cardiaque et le ventiler. Et l’opérateur dit qu’ils sont en route. Donc il a raccroché. Il est venu à côté du lit. Nous avons mis le patient sur le sol, ce qui était ce que je voulais faire. Et puis j’ai continué à faire le massage et le bouche-à-bouche jusqu’à l’arrivée des ambulanciers.

Quand les ambulanciers sont arrivés, ils ont appelé l’UCLA. Ils l’ont branché à un oxymètre. Il ne respirait pas. Nous lui faisions un massage cardiaque. Nous l’avons intubé. Nous avons aussi réalisé que son rythme était ce qu’on appelle en PEA.

Inspecteur Smith : PEA ?

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Qu’est-ce que c’est ?

Dr Murray : Une activité électrique sans pouls.

Inspecteur Martinez : Sans pouls ?

Dr Murray : Une activité électrique sans pouls. C’est quand vous avez…

Inspecteur Martinez : Continuez.

Dr Murray : … un battement de coeur qui est vu électriquement, mais à chaque battement… on voit le battement, mais le coeur ne se contracte pas pour émettre un pouls. Le traitement c’est ce ne surtout pas choquer le patient. Donc il n’y avait aucune raison de le choquer. On choque pour les cas de fibrillation ventriculaire, de tachycardie ventriculaire, ou un état comme ça. Mais avec une PEA, on ne choque jamais. On traite les causes sous-jacentes.

Donc on lui a donné des médicaments tout en appelant l’UCLA, de l’Atropine, de l’Epinéphrine. Je les ai encouragés à considérer la solution du bicarbonate, qui est… parce que je pensais à ce moment-là il avait une acidémie, vous savez, il n’avait pas assez

Traduction PYC - MJFrance

d’oxygène… le PH du sang diminue. Donc j’ai demandé du bicarbonate pour aider son métabolisme tandis qu’on continuait le massage, et on a commencé une IV. Les ambulanciers ont eu du mal à poser l’IV.

Inspecteur Smith : Ils essayaient de trouver une veine ?

Dr Murray : On avait du mal à trouver les veines sur M. Jackson. Et quand on l’a bougé, mon IV s’est délogée.

Inspecteur Martinez : Maintenant, assez rapidement, quand vous dites qu’il n’y avait pas besoin de le choquer, est-ce qu’ils l’ont fait contre votre volonté ? Est-ce que les ambulanciers l’ont choqué ?

Dr Murray : Non.

Inspecteur Martinez : D’accord.

Dr Murray : Non.

Inspecteur Smith : Donc il n’a jamais été choqué ?

Dr Murray : Non, jamais.

Inspecteur Smith : Le défibrillateur n’a jamais été utilisé ?

Dr Murray : Jamais. Il n’y avait aucune indication pour ça. Je suis cardiologue. Je sais ça. Donc…

Inspecteur Martinez : Et est-ce que… est-ce qu’ils lui ont donné le bicarbonate ?

Dr Murray : Oui. Et ils… l’UCLA a donné son accord pour qu’on lui donne un peu de bicarbonate. Ils ont donné leur accord pour l’Epinéphrine, pour l’Atropine. Mais je pensais comme un médecin, l’UCLA donnait les ordres, ils étaient assez lents. Et puis ils ont trouvé que… je leur ai dit qu’ils n’avaient pas accès facilement à l’IV, ça empirait les choses, et ils devaient chercher partout pour trouver une veine pour que… les aiguilles et tout ça.

Donc M. Jackson, après environ 20 minutes d’efforts, ce qui je pense était limité, parce que son état était presque… je dirais, connu, dans le sens où je n’étais pas parti longtemps avant de revenir. C’était très court. J’ai commencé le massage cardiaque tout de suite. C’était efficace. C’était profond. Je sais que je peux sentir un pouls fémoral grâce au massage. Donc je savais que sa circulation était intacte… était… était maintenue grâce à mes efforts.

J’ai alors demandé à l’UCLA de me transférer les soins. Et ils ont dit… au lieu de prononcer le décès, parce qu’ils sentaient que rien ne marchait à ce moment-là et ils ne pensaient pas pouvoir le faire revenir, alors ils ont dit : "Si le médecin veut essayer, s’il… accepte les soins, c’est d’accord", parce que le médecin ne voulait pas passer plus de temps en ligne à essayer de lui donner des médicaments. Je suppose que je voulais lui fournir les meilleurs efforts.

Traduction PYC - MJFrance

Inspecteur Martinez : Donc tout ça continue. Vous vous occupez de lui, avec l’aide des ambulanciers, sur le sol de la maison, pas encore dans l’ambulance.

Dr Murray : Non.

Inspecteur Martinez : Donc ils vous ont transféré l’autorité des soins.

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Martinez : D’accord.

Dr Murray : J’aime M. Jackson. Il était mon ami. Et il s’est ouvert à moi de différentes façons. Et je voulais l’aider autant que possible. C’était un père célibataire. Ce n’est pas courant pour un homme. Mais il était père célibataire de trois enfants. Et je… j’ai toujours pensé à ses enfants, vous savez, comme aux miens. Donc je voulais lui donner les meilleures chances. Donc vous savez…

Inspecteur Smith : Est-ce qu’ils ont renoncé à cette responsabilité ?

Dr Murray : Ils m’ont transféré leur responsabilité.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : J’ai continué la réanimation, Epinéphrine, Atropine, bicarbonate. L’IV a été posée, le liquide s’écoulait. Le massage a continué dans l’ambulance. Et je leur ai dit que je le transportais à l’UCLA.

J’étais dans l’ambulance avec M Jackson. Nous sommes arrivés à l’UCLA. Nous l’avons emmené dans… dans une salle, où une équipe médicale a travaillé pour l’assister. Et nous avons essayé. Nous avons essayé pendant au moins une heure. Et je pense qu’ils auraient abandonné plus tôt si je n’avais pas insisté pour lui donner une chance.

Et ils ont finalement décidé d’essayer de le ballonner, ce qui consiste à placer un dispositif sur l’aorte à travers l’artère, et on pompe le coeur pendant la diastole ou quand le coeur… entre les battements et quand le coeur oxygéné revient vers les poumons… vers le coeur. J’ai demandé au cardiologue : "Pensez-vous que ce sera efficace ?". Il a dit avoir fait ça avant et avoir obtenu de bons résultats. J’ai dit : "Alors tant mieux". Ce n’est pas quelque chose que j’aurais fait, parce que je ne pense pas que le ballon pompe aide s’il n’y a pas de pression sanguine. Mais je voulais essayer, et je voulais lui donner toutes les chances nécessaires. Donc j’ai dit : "Allez-y".

Donc il… après qu’on ait tout tenté avec M. Jackson, nous n’avions plus de gaz du sang. Le premier gaz du sang est revenu, et le PH… le PO2, qui est la pression d’oxygène, était dans les 20. Et ils pensaient que c’était veineux. Et alors ils ont… je leur ai demandé de le répéter après avoir eu une ligne artérielle et nous avons pu voir que le sang était rouge. Mais les autres gaz du sang sont revenus avec une PO2 d’à peu près 30. Donc…

Traduction PYC - MJFrance

Inspecteur Martinez : Qu’est-ce qui est mieux, 20 ou 30 ?

Dr Murray : Elle devrait être entre 70 et 90. Donc 30 est mieux que 25.

Inspecteur Martinez : D’accord.

Dr Murray : Et je me demandais à ce moment-là pourquoi le CO2 était dans les 50. Normalement on est aux alentours de 40. Son PH est en dessous de 7,2. Nous nous attendons à ce qu’il soit en acidose. Pourquoi ne pouvions-nous pas remonter son oxygène ? Donc à ce moment-là le médecin a dit qu’elle ne pouvait pas l’expliquer, et j’ai dit : "Je n’ai pas non plus d’explication, mais nous ne pouvons pas écarter la possibilité d’une embolie pulmonaire".

Inspecteur Martinez : Qu’est-ce qu’une embolie pulmonaire ?

Dr Murray : Une embolie pulmonaire c’est quand un caillot de sang se forme dans le poumon et empêche le sang oxygéné de circuler dans le poumon, où l’oxydation prend place pour que le sang puisse être redistribué dans les tissus. Une embolie pulmonaire massive couperait complètement la circulation vers les poumons et peut donner une PEA. C’est pourquoi nous ne devions pas choquer son coeur. Donc…

Inspecteur Martinez : Très vite. Désolé d’interrompre. Très vite. Quand vous êtes arrivé à l’UCLA, est-ce que… je ne suis pas sûr. Je ne connais pas bien les règles. Est-ce que les soins ont été retransférés à l’UCLA, ou les aviez-vous toujours ?

Dr Murray : Le transfert a été fait à l’UCLA.

Inspecteur Martinez : D’accord.

Dr Murray : Parce que je n’ai pas ce privilège.

Mais je suis resté dans les parages, et ils me l’ont autorisé, vous savez, je suis resté dans le périmètre. Et j’ai fait des suggestions, et ils étaient disposés à écouter. Et le cardiologue est venu. Nous avons essayé le ballon pompe.

M. Chernoff : Est-ce que je peux… est-ce que ça vous dérange ?

Inspecteur Smith : Non, non pas du tout.

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MessageSujet: Re: récap du procès Murray 2011   Lun 17 Oct - 19:26

suite 12


M. Chernoff : Une chose que… la différence ici est que malgré le fait que M. Jackson ait utilisé ce médicament pour dormir, je suppose, pendant longtemps, il y a eu un changement dans les prises de médicaments dans les trois jours qui ont précédé sa mort. Pouvez-vous expliquer pourquoi ? Je ne pense pas qu’on en ait parlé.

Inspecteur Smith : Non, non pas encore.

Dr Murray : D’accord.

Inspecteur Smith : Et avant qu’on en arrive là, évidemment, inévitablement, les choses se sont passée

Dr Murray : Il est mort.

Inspecteur Smith :… il est mort.

Dr Murray : Ils ont prononcé le décès. Et à ce moment-là je l’ai recommandé. C’est moi qui l’ai recommandé. Ils ont dit : "Y a-t-il un médecin qui veuille signer le certificat de décès ?", et j’ai dit : "Je ne le signerai pas parce que je ne connais pas les causes de sa mort". Et j’ai recommandé qu’il ait une autopsie. C’est de là qu’est venue la recommandation.

Inspecteur Martinez : Oui, plusieurs sources nous ont dit que ça s’était passé comme ça.

Dr Murray : C’est moi qui l’ai recommandé.

Inspecteur Martinez : Oui.

Dr Murray : D’accord.

M. Chernoff : Dites-lui ce qu’il s’est passé dans les trois jours précédents, s’il vous plaît.

Dr Murray : Oui. M. Jackson était mon ami. Je l’aimais. Nous avions une relation géniale. Et après avoir intégré son équipe, je me suis retrouvé avec un homme qui voulait prendre du Diprivan toutes les nuits. Ce n’était pas mon objectif en rejoignant cette équipe. J’étais là pour l’aider, et je devais me rendre disponible en cas de problème, pour l’aider à avoir les meilleurs soins. C’était frustrant pour moi.

Et après j’ai vu que c’était une habitude… ce que je n’avais pas vu avant. Mais étant à son contact tout le temps, j’ai vu que ce n’était pas naturel. J’ai donc essayé d’aider M. Jackson. J’ai essayé de la sevrer du Propofol.

Mais comme n’importe quoi d’autre, il faut regarder le comportement. Je n’ai jamais vu aucune étude où quelqu’un était dépendant de ce médicament, parce qu’il est toujours utilisé dans des situations où on n’a pas besoin d’en prendre si souvent. Mais si on est dépendant à un agent qui est étudié dans cette optique, on peut voir qu’il est possible d’être dépendant.

Donc encore avec précaution, j’étais inquiet de voir à quel point il avait du mal à s’endormir cette nuit-là, et je ne savais pas si c’était un effet secondaire de ce à quoi il était dépendant. Comment en suis-je arrivé à cette conclusion ? Trois jours avant sa mort, j’ai commencé à sevrer M. Jackson du Propofol.

Inspecteur Martinez : L’avez-vous fait à son insu ou en avait-il connaissance ?

Dr Murray : Il en avait connaissance et il en était informé. Je lui ai dit que je voulais qu’il revienne à un sommeil plus naturel. Je voulais qu’il soit plus physiologique. S’il s’entraîne, qu’il va sur scène et qu’il est fatigué, je veux qu’il dorme naturellement. Et je lui ai demandé : "Si c’est votre habitude, comment ça se passera quand le spectacle sera terminé ? Vous continuerez comme ça ?". Et

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il a dit : "Non, je pense que ça ira. Je pense que je serai capable de dormir sans". C’est ce qu’il m’a dit à ce moment-là.

J’ai dit : "Je crois que nous devrions essayer moins de médicaments qui sont moins… comme le Propofol… pour vous aider à essayer de voir si on peut vous sevrer". Donc j’ai commencé trois jours avant. 72 heures avant. Je l’ai vu chaque nuit. C’est là que j’ai commencé à utiliser plus de Lorazepam et de Versed.

Inspecteur Martinez : Avant cette nuit, en avait-il déjà pris ou…

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Martinez : …est-ce la première fois que vous lui en avez donné ?

Dr Murray : Non.

Inspecteur Martinez : D’accord.

Dr Murray : J’ai commencé à peu près trois nuits avant ou un peu plus tôt. Maintenant, ce que…

M. Chernoff : Je pense que l’inspecteur vous demande si avant ces trois nuits, vous lui aviez déjà donné du Versed et…

Dr Murray : Oui. Mais il n’y avait pas que ça.

Inspecteur Martinez : D’accord.

Dr Murray : J’essayais de…

Inspecteur Martinez : Donc vous avez fait une combinaison de…

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Martinez : …dans des doses moins importantes.

Dr Murray : Des doses moins importantes oui.

Inspecteur Martinez : Et vous avez essayé de réduire le Propofol et…

Dr Murray : Et d’abandonner complètement.

Inspecteur Martinez : D’accord. Et donc vous lui avez donné…

Inspecteur Smith : …du Lorazepam et…

Dr Murray : et… du Lorazepam et du Midazolam, qui est du Versed, et de l’Ativan. D’accord ?

Inspecteur Martinez : Et il sait… il était d’accord pour que vous fassiez ça ?

Dr Murray : A contrecoeur.

Inspecteur Martinez : D’accord.

Traduction PYC - MJFrance

Dr Murray : A contrecoeur. Il a lutté, et il a dit : "Vous savez, je voudrais que ça fonctionne aussi bien, parce que je"… mais ça me montrait qu’il était dépendant. "Est-ce que je pourrai dormir ?"

Je lui ai dit : "Eh bien vous savez, ce ne sera clairement pas aussi fort. Mais si nous pouvons vous aider à dormir plus naturellement et éventuellement dormir sans aide, avec du lait et des cookies ou toutes ces différentes choses qui font du bien avant d’aller se coucher, ce sera mieux pour vous Michael". Et il a répondu : "Je veux vraiment… mais je veux vraiment dormir. Etes-vous sûr que ça me fera dormir ?" Je lui ai dit : "Je ne peux pas vous dire avec certitude que ça vous fera dormir, mais j’aimerais essayer".

Je ne lui ai jamais dit à ce moment-là que je pensais qu’il pouvait… il montrait des signes de dépendance, et j’ai essayé une différente stratégie pour qu’il puisse transférer sa confiance dans ce produit vers quelque chose de moins fort. Donc la troisième nuit je lui ai donné du Versed, et je lui ai donné de l’Ativan, et je lui ai donné une dose moins forte de… de Propofol avec une diffusion encore plus lente.

Hormis quelques réveils, j’ai réussi à le faire dormir pendant une durée raisonnable. Mais il voulait dormir jusqu’à au moins midi, il voulait dormir de longues heures, ce qui n’était pas idéal, mais c’était ce qu’il voulait, parce que les autres médecins qui avaient travaillé avec lui le faisaient dormir entre 15 et 18 heures. Donc la première nuit, réduction… réduction du Propofol, plus de Lorazepam et de Versed.

La deuxième nuit, qui était la veille de sa mort, je ne lui ai pas donné de lait. Je pensais vraiment que nous étions sur la bonne voie. Il n’a eu que du Lorazepam et du Versed. Il semblait avoir bien répondu physiologiquement. Il n’était pas groggy quand il s’est réveillé. Quand il s’est levé au milieu de la nuit, il s’est réveillé très rapidement. Mais il a dormi.

Il m’a juste dit que pendant la journée il s’était senti comme s’il s’était réveillé avec une gueule de bois, mais je pense que c’était subjectif. Je pense que c’est là qu’il m’a dit : "J’ai essayé à votre façon, mais je n’aime pas ça du tout. Je veux du Diprivan". Donc je lui ai dit : "Mais vous avez bien dormi la nuit dernière Michael. Et ce n’est que la deuxième nuit. Continuons d’essayer le Lorazepam et l’Ativan". Et j’ai… j’ai continué cette nuit-là avec du Lorazepam et de l’Ativan.

Inspecteur Martinez : Et c’est la troisième nuit.

Dr Murray : Et c’était la nuit…

Inspecteur Martinez : C’est la troisième nuit ?

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Martinez : D’accord.

Dr Murray : Et c’était…

M. Chernoff : C’est le jour de sa mort.

Traduction PYC - MJFrance

Dr Murray : Et c’est la nuit où ça a été impossible. Ca ne marchait pas. Est-ce qu’il luttait contre le retrait de ce produit ? Est-ce que son esprit le forçait à rester éveillé ? Il disait ça sans arrêt, vous savez, qu’il était constamment en train de créer et qu’il était un producteur, un auteur, et qu’il devait dormir, que son show tomberait à l’eau, qu’il avait besoin de dormir.

C’est pour ça que nous avons attendu jusqu’au lendemain, jusqu’à ce qu’il fasse jour, et après avoir essayé toute la nuit avec ces deux médicaments, j’ai décidé d’aller de l’avant et de lui donner un peu de lait pour qu’il puisse dormir deux heures pour qu’il aille répéter. Je ne voulais pas qu’il échoue. Je n’avais pas l’intention de lui faire du mal. J’avais de la compassion pour lui. Mais ce que je faisais aussi, c’était de reconnaître que Michael Jackson avait un problème de dépendance. J’essayais de le sevrer. Mais…

Inspecteur Smith : Et vous avez réussi les deux nuits précédentes. Avec un peu d’agitation comme vous disiez…

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : …ça allait jusqu’à cette nuit, cette nuit où tout est arrivé…

Dr Murray : Il ne pouvait pas dormir. Il ne pouvait pas…

Inspecteur Smith : Il était toujours éveillé alors que vous aviez fait tout ce que vous pouviez pour lui.

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Et il a demandé plus. Et pour finir il a demandé du lait.

Dr Murray : Oui. D’accord

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Donc ce que j’ai… ce que j’ai fait à ce moment-là, j’ai… j’ai réalisé que peut-être bien que cet agent n’ait jamais été étudié pour cet usage et à une fréquence quotidienne, et qu’il n’y ait jamais eu d’étude montrant qu’on pouvait développer une dépendance, il était probablement en train de montrer des signes de manque. Et que ce soit d’un point de vue physiologique, psychologique ou mental, il y avait une satisfaction à ce qu’il ne prenne pas ce lait, qui était probablement à l’origine de cette dépendance.

Inspecteur Martinez : Quand… à l’hôpital, quand ils ont prononcé le décès et que les autres inspecteurs vous ont parlé un moment… que s’est-il passé ? Qu’avez-vous fait ?

Dr Murray : Qu’ai-je fait après leur avoir parlé ?

Inspecteur Martinez : Oui.

Traduction PYC - MJFrance

Dr Murray : Eh bien, après avoir parlé aux inspecteurs, je leur ai donné mon numéro de portable, pour qu’ils puissent me contacter.

Inspecteur Martinez : D’accord.

Dr Murray : Il était à ce moment-là important de réconforter Madame Jackson, la mère de Michael. Je ne l’avais jamais rencontrée avant. Mais quand elle est arrivée à l’hôpital, la première chose que j’ai pensée a été la manière dont je pourrais lui annoncer. On m’avait dit qu’elle avait des problèmes cardiaques. Donc je leur ai dit d’être très, très prudents en lui annonçant la nouvelle. Y avait-il d’autres membres de la famille présents à ce moment-là ? Non. Elle était la seule à être là. Son père était dans un autre Etat, il était donc loin de là. Et je ne peux pas dire ce qu’il en est des frères et soeurs.

Inspecteur Smith : Avez-vous quitté l’hôpital, ou est-ce qu’elle est venue à l’hôpital et vous lui avez parlé sur place ?

Dr Murray : Elle est venue à l’hôpital.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Donc nous… ils l’ont emmenée dans une pièce à l’écart dans le hall. J’y suis allé avec le médecin des urgences qui l’avait soigné, et avec qui je suis resté pendant tout ce temps, et ils ont annoncé la nouvelle à Madame Jackson. Le médecin a commencé à lui dire que son fils avait été admis, qu’il avait des difficultés à respirer et qu’ils avaient tout tenté. Et elle a dit : "Où est-il ? Il n’est pas mort n’est-ce pas ?" Et le médecin a répondu : "Oui". Elle s’est effondrée. C’était très… elle était en larmes. Nous sommes restés là, nous lui avons tenu la main.

Le médecin est parti. Je suis resté. Et j’ai demandé… j’ai demandé aux travailleurs sociaux de venir, ou un psychologue, qui travaillait à l’hôpital. Les travailleurs sociaux sont venus. Ils ont fait venir le chef du service psychologie. Et je leur ai demandé de… suite à la nouvelle qu’on venait d’annoncer à Madame Jackson, de l’aider, de s’occuper d’elle.

Ma question suivante a été : "Où sont les enfants ?" Je n’étais pas au courant que les enfants avaient été emmenés à l’hôpital. On m’a dit qu’ils étaient dans une autre pièce et qu’on leur avait donné quelque chose à manger. Nous avons décidé qu’il fallait annoncer la nouvelle aux enfants, qu’ils avaient besoin de savoir. Comment pouvions-nous faire ça au mieux ? Donc j’ai parlé à Frank Dileo. C’est le manager de Michael, Frank Dileo. Il a dit qu’il voulait venir avec moi. J’ai dit : "Non, emmenons encore quelqu’un d’autre, quelqu’un avec qui ils sont à l’aise". C’était frère Michael Amir. Donc moi, Frank Dileo et Michael Amir, avec des assistantes sociales, nous sommes rendus dans la pièce où les trois enfants étaient en train de manger un morceau. Je suis entré, je ne sais plus qui a parlé en premier. Mais d’une façon ou d’une autre, ils ont posé des questions, et les enfants ont deviné que leur papa n’allait pas bien, et qu’il était mort. Et là ils ont fondu en larmes, vraiment fondu en larmes.

Je suis resté là. Je les ai pris dans mes bras, j’ai consolé Paris, j’ai consolé Prince, j’ai consolé Blanket, qui est le plus jeune,

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MessageSujet: Re: récap du procès Murray 2011   Lun 17 Oct - 19:27

suite 13


parce que quand ils étaient malades, ils demandaient toujours le Dr Conrad, "S’il te plait papa, appelle le Dr Conrad". Donc je les ai consolés.

Madame Jackson n’est pas dans cette pièce, Madame Jackson, sa mère. Après qu’ils aient pleuré encore et encore, et là sa fille a commencé à parler, elle disait qu’elle était malheureuse, qu’elle allait vivre seule sans son père et qu’elle ne voulait pas être orpheline. Elle était triste, très triste. Elle est comme ma fille. Et je lui ai dit que j’allais prendre soin d’elle. Frank Dileo a dit qu’il prendrait soin d’elle aussi.

Et elle m’a demandé : "Dr Murray, vous avez dit que vous aviez sauvé beaucoup de patients. Vous savez, vous avez sauvé des gens qui avaient fait des crises cardiaques, et vous n’avez pas pu sauver mon père". Je lui ai répondu : "J’ai fait de mon mieux". Et elle dit : "Je le sais Dr Murray. Je sais au moins ça. Je sais que vous avez fait de votre mieux. Je sais que vous avez essayé, mais je suis vraiment triste. Je vais me réveiller le matin et je ne reverrai plus mon papa". Elle a pleuré, elle était très morose. Puis elle a demandé à le voir. Et ça c’était autre chose. Fallait-il les laisser le voir ?

Donc avant de dire oui, j’ai rassemblé l’équipe de psychologues. Et j’ai dit : "Nous avons besoin d’aide. Les enfants ont besoin de voir leur père. Pensez-vous que ce soit une bonne idée ?" Je n’ai pas pris la décision sur cette question. Quelqu’un a répondu : "Oui, ils devraient le voir". J’ai dit : "Pensez-vous qu’ils soient suffisamment matures pour comprendre ?", et ils ont dit qu’ils pensaient que oui.

Donc une assistante sociale a parlé un peu avec les enfants. Puis ils sont allés chercher Madame Jackson, la mère de Michael, et l’ont emmenée dans une pièce plus grande, une salle de conférences. Les enfants ont rejoint leur grand-mère parce que Paris voulait la voir. Elle est donc allée vers sa grand-mère, et elle a sangloté et pleuré. Je ne sais pas à quel point ils sont proches, parce que les deux garçons ont gardé leurs distances. Et Paris a été consolée par un autre membre de la famille, mais elle voulait sa grand-mère.

Et pendant ce temps-là, j’ai demandé à ce qu’on prépare le corps de M. Jackson, pour le rendre aussi présentable que possible, parce que j’avais demandé une autopsie, pour que les enfants puissent voir leur papa et lui dire au revoir. A ce moment-là, ils… sa famille a commencé à arriver. La première personne que j’ai vue a été son frère Jermaine, je crois. Je ne l’avais jamais rencontré avant. Es cousins, puis Latoya, sa soeur, sont arrivés. On les a mis au courant, puis la famille s’est rassemblée.

Et pendant qu’on préparait M. Jackson, après qu’on ait prononcé son décès et qu’ils le préparaient dans une autre pièce, je suis allé dans la grande pièce avec la famille, la grande salle de conférences. Je me suis assis avec la famille. Madame Jackson, je lui ai donné une chaise. Latoya était juste à côté. J’ai leur ai pris la main.

Je leur ai demandé s’ils avaient des questions, "Puis-je faire quelque chose pour vous aider ?", ils m’ont demandé, vous savez, si je… "Savez-vous pourquoi il est mort ?", et ma réponse a été non. C’est pour cette raison que j’ai demandé à la famille de demander une autopsie, parce que moi aussi je voulais savoir. Ils n’ont pas posé beaucoup de questions. Mais je voulais être là pour répondre à

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tout ce qu’ils pourraient demander, n’importe quelle question. Et c’est ce que j’ai fait.

J’ai… après ça, le corps était prêt. Les assistantes sociales ont pris les enfants en charge. Toute l’équipe était là, y compris le chef de service qui attendait dans le couloir, et ils sont allés voir leur papa. Je suis aussi allé le voir. Un officier était là. Il y avait une vitre pour séparer. Ils ont passé beaucoup de temps avec la famille, avec leur papa. Ils ont pleuré. D’autres personnes sont venues. Je suis retourné dans la grande pièce.

J’ai… parce qu’à ce moment-là, après que les enfants aient vu leur papa et que Latoya et les autres aient vu le corps, on leur a demandé si d’autres membres de la famille allaient venir, parce qu’on leur a dit qu’ils n’avaient que deux heures, et qu’après ils devraient l’emmener au bureau du coroner, où l’attendrait le coroner. Donc je suis retourné dans la grande pièce, et j’ai demandé à Madame Jackson si elle voulait le voir.

Inspecteur Martinez : Madame Jackson.

Dr Murray : Sa mère.

Inspecteur Martinez : Sa mère.

Dr Murray : Et elle a dit non.

M. Chernoff : Est-ce que son père… son père était-il là ?

Dr Murray : Non.

M. Chernoff : Non ?

Dr Murray : Non, il n’a jamais… il n’est jamais venu.

Donc ensuite, j’ai demandé à l’agent de sécurité : "Qu’est-ce qu’on fait ? Maintenant que… la famille est là. M. Jackson… ils ont vu le corps, et maintenant ils attendent que le coroner emmène le corps. Pouvez-vous reconduire les enfants à la maison ? Qu’allez-vous faire ?"

Et l’agent de sécurité m’a dit : "Personne ne peut entrer dans la maison pour l’instant", la maison était littéralement fermée. Donc j’ai répondu : "Où les enfants vont-ils aller ?" Ils ont alors essayé de réfléchir à la question, où ils allaient aller, avec qui. Je n’étais pas chargé de ça.

J’ai attendu un petit moment dans le coin. Et je suis allé voir Randy Phillips, qui est le co-président de AEG Live. Puis j’ai parlé à nouveau à Frank Dileo. J’ai parlé à frère Michael Amir et à d’autres agents de sécurité, "Y a-t-il autre chose que je puisse faire ?", et ils ont dit : "Non Dr Murray. On nous a dit qu’il faudrait sûrement un hélicoptère à cause de la foule qu’il y a dehors".

Son frère Jermaine était dans une autre aile du bâtiment. Donc je suis allé dans une autre partie de l’UCLA, et j’ai été présenté aux avocats des Jackson qui travaillaient pour eux depuis des années. Ils voulaient faire un communiqué de presse. Ils voulaient que je lise le communiqué pour voir si ça m’allait.

Inspecteur Smith : Jermaine l’a fait ?

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Dr Murray : Oui. Jermaine et Randy Phillips voulaient que je le lise. Et les avocats voulaient que je lise ce qu’ils avaient écrit. J’ai pris connaissance de ce qu’ils avaient écrit, et j’ai corrigé. J’ai ajouté que la cause… bien qu’on présume qu’il s’agissait d’un possible arrêt cardiaque, la cause sous-jacente n’était pas connue avant qu’une autopsie soit réalisée. Et j’ai…

M. Chernoff : A qui avez-vous parlé ? A Jermaine ?

Dr Murray : J’ai parlé à… à l’avocat qui préparait la déclaration qu’allait faire Jermaine. J’ai… après avoir fait ça, j’ai pensé que c’était raisonnable. Ils n’ont rien voulu changer. C’était légal. Jermaine voulait changer le fait qu’ils demandent aux fans de respecter leur vie privée. Et il a dit : "Ce ne serait pas une très bonne idée parce que les fans ont toujours été là. Peut-être pourrions-nous demander aux médias de respecter notre vie privée". Donc il a ajouté… Il a rayé le mot "fans" pour le remplacer par "médias".

Ensuite je l’ai accompagné. Nous nous sommes assis dans un coin, et je lui ai parlé un peu. Il m’a demandé d’où je venais, et je lui ai dit que j’étais né dans les Caraïbes, à Trinidad, parce qu’il avait entendu mon accent. Et j’ai dit : "Puis-je faire autre chose pour vous ?", et il a dit non, ils allaient rester en famille, essayer de faire du mieux possible. J’ai demandé : "Y a-t-il autre chose que je puisse faire ici ?", et il a dit non. J’étais fatigué. J’ai dit : "D’accord. Je vais essayer de rentrer à la maison". Et j’ai quitté l’hôpital.

M. Chernoff : Vous avez aussi passé du temps avec Madame Jackson ?

Dr Murray : Oui. Madame ?

M. Chernoff : Oui.

Dr Murray : Oh, oui, oui.

M. Chernoff : La presse… parce que Jesse Jackson a dit que vous auriez dû passer du temps avec la famille, les réconforter dans les dernières heures de leur fils.

Dr Murray : Vous ne pouvez pas imaginer à quel point il est triste de rester là et de regarder les journaux télévisés, et c’est tellement loin de la vérité.

Inspecteur Smith : Hum hum. Nous en avons conscience.

Dr Murray : ils ont dit… ils ont dit que j’avais laissé ma voiture sur place, que je m’étais enfui. J’étais dans l’ambulance avec M. Jackson, j’essayais de l’aider à survivre. J’essayais de faire tout ce que je pouvais. Et je ne pouvais pas prendre ma voiture avec moi si je devais l’aider.

Inspecteur Smith : D’accord. Vous avez parlé avec le Dr… non… l’inspecteur Porche.

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Inspecteur Martinez : Il portait un petit fedora.

Dr Murray : Porche ?

Inspecteur Martinez : Il portait un fedora. Avec son partenaire.

Dr Murray : C’est lui. C’est lui qui…

Inspecteur Smith : Un type avec des cheveux blancs ?

Dr Murray : C’est celui à qui j’ai parlé à l’hôpital.

Inspecteur Smith : D’accord. Et vous lui avez donné des informations et lui avez fait une première déposition.

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : C’est à peu près ce que vous nous avez dit.

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Evidemment, pas aussi détaillé. Quand il a essayé de vous joindre plusieurs fois, il est tombé directement sur votre…

Inspecteur Martinez : Messagerie.

Inspecteur Smith : …messagerie.

Inspecteur Martinez : Puis votre messagerie a saturé. J’ai même essayé plusieurs fois de vous envoyer des SMS.

Dr Murray : Eh bien je…

M. Pena : C’était vendredi matin ? Est-ce que…

Inspecteur Smith : Le soir.

Dr Murray : Oh, le même jour ?

Inspecteur Martinez : Oui, le même jour.

Inspecteur Smith : Le jeudi soir

M. Pena : J’aimerais vous faire savoir que le vendredi matin il m’a parlé à la première heure.

Inspecteur Martinez : D’accord.

M. Pena : Je lui ai conseillé de couper son portable, et de me parler. J’étais très occupé ce jour-là. Je faisais plusieurs choses en même temps, je suivais cette histoire. Et je lui ai dit de m’attendre, de vous parler plus tard.

Inspecteur Martinez : D’accord.



Dr Murray : Je ne voulais pas être bombardé par plein de personnes qui auraient cherché à me joindre sur mon portable.

Inspecteur Smith : Puisque vous étiez le médecin de Michael par intermittence, étiez-vous au courant d’antécédents médicaux chez lui ? Vous avez dit qu’il était probablement dépendant à ces produits, mais avez-vous été mis au courant d’autres problèmes ?

Dr Murray : Eh bien, je l’ai aussi traité pour une pneumonie.

Inspecteur Smith : D’accord. C’était quand ?

Dr Murray : Je crois que c’était en 2008.

Inspecteur Smith : D’accord.

Dr Murray : Ou 2007. 2007, 2008. Je ne suis pas sûr. Je l’ai soigné pour une fracture de l’orteil, une fracture présumée de l’orteil, une fois qu’il m’a dit s’être énervé chez lui, et il a donné un coup de pied dans sa porte et s’est fait mal au pied.

Inspecteur Martinez : Vous souvenez-vous en quelle année ?

Dr Murray : Ca, je crois que c’était en 2008. Et autrement je l’ai soigné pour un syndrome respiratoire d’origine virale, pour léthargie… je veux dire une faiblesse et un peu de déshydratation, parce qu’il ne mangeait pas très bien.

Inspecteur Smith : C’était chronique chez lui ?

Dr Murray : Quoi

Inspecteur Smith : La déshydratation et…

Dr Murray : Il ne boit pas.

Inspecteur Smith : …la fatigue.

Dr Murray : Il ne mange pas et il ne boit pas. Il dit que toute sa vie sa mère a dû le forcer à manger, depuis son enfance. Il n’aime pas la nourriture. Et la nourriture qu’il mange, quand il mange, est principalement composée de poulet et de riz.

Inspecteur Martinez : En quelle année l’avez-vous soigné pour un syndrome respiratoire d’origine virale ?

Dr Murray : 2007, 2008. Oh, vous voulez dire le problème respiratoire ? C’est la première chose pour laquelle je l’ai soigné. C’était une sorte de virus qui l’avait infecté ainsi que les enfants. Ils toussaient, avaient le nez qui coule, et ils ne buvaient pas assez et ne prenaient pas assez de repos.

Inspecteur Martinez : C’était en 2006 ?

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Dr Murray : Oui, c’était la première fois. Et je l’ai probablement soigné plusieurs fois, peut-être deux ou trois fois pour cette maladie.

M. Chernoff : Puis il a eu cette blessure au pied.

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Continuez.

Dr Murray : J’ai regardé son pied et au fil des années, vous savez, en tant que danseur, il avait des callosités très profondes sur les pieds, et ça lui faisait très mal quand il dansait. J’ai demandé à un podologue de venir à la maison. Donc ils… il a poncé les callosités pour que la douleur s’estompe. En même temps, alors qu’il lui a examiné les pieds, il a découvert qu’il avait de très sévères mycoses, qui sont des infections fongiques qui touchent les orteils et qui attaquent la chair.

Inspecteur Smith : Et quand avez-vous remarqué ça ?

Dr Murray : En l’examinant.

Inspecteur Smith : Et c’était quand ?

Dr Murray : Quand il a retiré ses chaussettes pour la première fois devant moi. Dès le premier jour, j’ai vu ça. Et nous en avons parlé.

Inspecteur Smith : Mais c’était quand ? Quelle année ? Quel mois ? Dans les derniers mois ?

Dr Murray : Non, c’était… je dirais il y a peut-être un an et demi.

M. Chernoff : L’une des choses… la chose importante à ce sujet, c’est qu’avant que vous l’ayez soigné pour ça, vous lui avez donné du Lamisil. C’est… ça se vend sous forme de crème. Mais la chose à savoir, c’est que si on le prend oralement, il est assez fort pour le foie.

Inspecteur Martinez : Du Lamisil ?

Dr Murray : Du Lamisil.

M. Chernoff : Donc ils ont fait… il a fait une analyse sanguine complète pour être sûr que son foie et tout le reste allaient bien.

Dr Murray : Oui c’est ça.

M. Chernoff : Cette analyse a été faite sous un faux nom parce qu’il ne voulait pas que ça s’ébruite.

Inspecteur Martinez : D’accord.

M. Chernoff : Mais… tout allait bien n’est-ce pas ?

Dr Murray : Tout allait bien.

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M. Chernoff : Oui.

Dr Murray : Et je lui ai donné un traitement de trois mois de Lamisil et, vous savez, j’ai continué à la surveiller pour être sûr que ça lui convenait. Il était très heureux. A la fin du traitement, son infection au pied… sa peau était saine. Il n’y avait plus de callosités. Les ongles s’étaient renouvelés. Il était content. Il était très heureux.

M. Chernoff : Est-ce que… je ne vous demande pas de trahir un secret, mais y a-t-il eu des analyses toxicologiques préliminaires ?

Inspecteur Martinez : Non, rien qu’on ne nous ait transmis.

M. Chernoff : Il y a quelques… puisque nous ne savons pas ce qui va … ces trois médicaments vont ressortir. Savez-vous s’il prenait d’autres médicaments ?

Dr Murray : Je ne suis pas au courant d’autres médicaments, mais j’ai entendu dire qu’il voyait le Dr Klein trois fois par semaine à Beverly Hills. Et il ne m’en a jamais parlé.

M. Chernoff : Qui vous l’a dit ?

Dr Murray : Son personnel, comme Frank Dileo, Kenny Ortega. Ils étaient au courant, ils faisaient partie de l’équipe de production, qu’il le voyait trois fois par semaine. Il y a à peu près trois semaines, vers midi, il a demandé à parler à quelqu’un au cabinet du Dr Klein. Donc il a appelé frère Amir pour qu’il appelle le cabinet du Dr Klein. Il voulait parler à une personne en particulier là-bas. Je crois qu’il s’appelle Jason. Il voulait que Jason puisse voir s’il pouvait le caser entre deux patients.

M. Chernoff : Est-ce que c’est ce que Michael vous a dit ?

Dr Murray : J’étais là quand il a passé cet appel.

M. Chernoff : Lui avez-vous demandé de quoi… de quoi il avait besoin ?

Dr Murray : Il ne parlait pas de ça. C’était personnel. Il était responsable de son histoire médicale. Il ne m’en a jamais parlé avant, mais j’ai vu des flacons de pilules dans sa table de chevet, qui avaient été prescrites par le Dr Klein. J’ai aussi vu le nom du Dr Metzer. Donc j’ai réalisé qu’il voyait d’autres médecins. Mais il ne m’en a jamais parlé.

Inspecteur Martinez : Je vais vous donner les noms de quelques… je vais vous donner des noms de médicaments, et vous allez me dire si vous l’avez soigné avec.

Dr Murray : D’accord.

Inspecteur Martinez : Nous avons déjà parlé du Propofol. Propofol, émulsion injectable, 1%, qui…

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Dr Murray : Lidocaïne. Aussi appelé anti-brûlures.

Inspecteur Martinez : D’accord. Le Fluma… Flumazenil.

Dr Murray : Fllumazenil. C’est l’antidote que je lui ai donné…

Inspecteur Martinez : D’accord.

Dr Murray : …0,2 mg pour essayer d’inverser les effets des benzodiazépines.

Inspecteur Martinez : D’accord. Clonazepam, est-ce quelque chose que vous lui avez…

Dr Murray : Clonazepam, c’est… quel est l’autre nom pour ça ? Restoril ? Combien de mg ?

Inspecteur Martinez : C’est… en fait je ne sais pas.

Dr Murray : D’accord.

Inspecteur Martinez : Je sais juste que…

Dr Murray : Il se peut… j’ai peut-être prescrit du Clonazepam, qui est du Restoril, ce sont des pilules de 30 mg qu’il pouvait utiliser la nuit… si nécessaire, s’il voulait dormir.

Inspecteur Martinez : D’accord. Donc c’est pour dormir. Trazodone.

Dr Murray : Non.

Inspecteur Martinez : Non ?

Dr Murray : Je n’ai pas prescrit ça.

Inspecteur Smith : Qu’est-ce que c’est ?

Dr Murray : Le Tradozone est un anti-dépresseur qui peut aussi être utilisé comme sédatif.

Inspecteur Martinez : D’accord, j’en ai encore quelques-uns. Laissez-moi juste prendre quelques notes. Donc pour le Clonazepam, il est possible que vous l’ayez prescrit.

Dr Murray : Oui.

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MessageSujet: Re: récap du procès Murray 2011   Lun 17 Oct - 19:28

suite 14


Inspecteur Martinez : Non pour le Tradozone.

Dr Murray : Non.

Inspecteur Martinez : Diazepam ?

Dr Murray : Oui. J’en ai prescrit récemment pour lui, c’était la première fois.

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Inspecteur Martinez : D’accord.

M. Chernoff : C’est du Valium.

Dr Murray : Oui, c’est du Valium. Et c’était aussi un moyen de la détourner du lait.

Inspecteur Martinez : Lorazepam ?

Dr Murray : Administré en IV. L’Ativan est sa forme orale, c’est la même chose que je lui ai donnée.

Inspecteur Martinez : La forme orale ?

Dr Murray : Si le… si la pilule ne marche pas, parce que si on prend un médicament par la bouche, à peu près 70 à 80% va dans la circulation sanguine grâce à l’absorption.

Inspecteur Martinez : Vous dites que c’est la forme orale de…

Dr Murray : Du Lorazepam. Vous vous souvenez ? Ativan, c’est ce que je lui ai donné.

Inspecteur Martinez : Ah oui d’accord, Ativan.

Dr Murray : Oui. Donc le fait qu’il… oralement ça ne marchait pas, je me demandais si je devais lui administrer par IV. Il aurait alors une meilleure concentration, et ça l’aiderait à dormir.

Inspecteur Martinez : Et le Flomax ?

Dr Murray : Du Flomax, oui je lui en ai donné.

Inspecteur Martinez : D’accord.

Inspecteur Smith : Qu’est-ce que c’est ?

Dr Murray : Il était… M. Jackson avait du mal à uriner. Il ne m’en avait jamais parlé. C’est la raison pour laquelle… dans les derniers mois, il m’a expliqué que quand il allait aux toilettes, ça pouvait lui prendre des heures pour uriner.

J’avais déjà testé sa PSA, ou antigène prostatique spécifique, et elle était dans la norme. Donc j’ai pensé qu’il pouvait avoir une hypertrophie bénigne, parce que si la PSA est élevée, ça indique autre chose. Et le Flomax est un très bon médicament qui aide à rétrécir la prostate et qui permet d’améliorer le flux. Donc c’est pour ça qu’on a commencé le traitement.

Inspecteur Martinez : D’accord. Crème Nystatin mélangée à des stéroïdes, est-ce quelque chose que vous lui avez donné ?

Dr Murray : Nystatin ?

Inspecteur Martinez : Nystatin avec Tria…

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Dr Murray : Triamcinolone peut-être

Inspecteur Martinez : C’est ça.

Dr Murray : Non… non je ne lui ai pas donné ça.

Inspecteur Martinez : D’accord.

Dr Murray : Il l’a eu par quelqu’un d’autre.

Inspecteur Smith : Pour quoi l’utilise-t-on ?

Dr Murray : C’est parfois… c’est… le Nystatin est un agent anti-fongique. Le triamcinolone est un corticoïde. Et je ne… je ne sais pas s’il avait de l’eczéma ou autre chose…

Inspecteur Martinez : Comme un pied d’athlète ?

Dr Murray : Un pied d’athlète ? Pas nécessairement, puisque c’était soigné. Son pied était soigné. Et il n’avait pas de pied d’athlète résiduel ou quelque chose comme ça. Donc il l’utilisait pour autre chose mais je ne sais pas pour quoi. Ca pourrait être un eczéma ou quelque chose comme ça.

Inspecteur Martinez : Latanoprost ?

Dr Murray : Quoi ?

Inspecteur Martinez : Latanoprost.

Dr Murray : Comment épelez-vous ça ?

Inspecteur Martinez : L-A-T-A-N-O-P-R-O-S-T. C’est un collyre, généralement utilisé pour un glaucome ?

Dr Murray : On l’appelle aussi Opson, Opson-A ?

Inspecteur Martinez : Je ne sais pas. Il n’y a pas de nom de marque. Ca dit juste Latanoprost.

Dr Murray : Je ne sais pas. C’est de l’auto-médication ?

Inspecteur Martinez : Non, non, c’est prescrit.

Dr Murray : Si c’est une prescription, je n’en sais pas plus.

Inspecteur Smith : Etiez-vous au courant de problèmes avec ses yeux ?

M. Chernoff : Du Xalatan.

Dr Murray : Quoi ?

M. Chernoff : Du Xalatan.

Dr Murray : Oh, quelqu’un d’autre lui a donné ça.

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Inspecteur Martinez : D’accord.

Dr Murray : Du Xalatan vous dites ?

M. Chernoff : Peu importe.

Dr Murray : D’accord.

M. Chernoff : Je veux juste montrer à ces messieurs…

Dr Murray : Ce qui est intéressant, c’est qu’il n’a jamais vu d’ophtalmologiste. J’essayais…

Inspecteur Martinez : Il y avait trois flacons.

Dr Murray : Vraiment ?

Inspecteur Martinez : Oui. Trois flacons remplis d’un liquide qu’on peut utiliser au compte-gouttes ou avec une seringue. C’est une prescription, mais il n’y a pas le nom du médecin qui l’a prescrit. Donc…

Dr Murray : Surprise, surprise.

Inspecteur Martinez : D’accord. Et…

Dr Murray : Parlons-en quelques minutes.

Inspecteur Martinez : D’accord.

Dr Murray : Parce que c’est encore une surprise pour moi. C’est pour ça que je ne sais pas exactement tout ce qu’il avait à disposition. M. Jackson… je lui ai fixé un rendez-vous avec le Dr Divan (transcription phonétique), quelqu’un de l’UCLA connu pour être le meilleur chirurgien de kératotomie radiaire pour les yeux.

Inspecteur Martinez : Hum hum.

Dr Murray : Récemment, parce que M. Jackson achetait des lunettes en pharmacie. Avec des verres grossissants.

M. Chernoff : C’est ce que j’ai. Ca marche bien. Vous en perdez une paire, vous avez juste à la remplacer.

Dr Murray : Il avait… il avait des verres grossissants. Sa vue était très, très mauvaise. Il avait aussi les yeux très rouges. Je lui ai demandé de voir s’il avait un glaucome… parce que je m’occupais de lui en général. Et il a dit non, qu’il n’avait pas de glaucome. Il ne m’a jamais dit qu’il avait vu un médecin qui lui avait prescrit un tel médicament pour les yeux.

La semaine dernière j’ai demandé à ce médecin de l’UCLA de le voir. Dimanche dernier, ils allaient ouvrir leur clinique pour faire une dilatation complète, regarder l’arrière de ses yeux, vérifier le fonds de l’oeil et voir ce qu’il avait, et voir s’il fallait lui prescrire des lentilles de contact, parce qu’il était inquiet du fait que quand il serait en Angleterre, s’il ne voyait pas la scène et les éclairages, il pourrait tomber et se blesser. Cet examen était prévu lundi dernier.

Inspecteur Martinez : Donc il était d’accord ?

Dr Murray : Il était d’accord. Mais le rendez-vous a été annulé. J’ai toujours le mail du médecin qui me demandait de le rappeler pour fixer un nouveau rendez-vous. Mais son équipe, son équipe de production, était d’accord pour dire qu’il devait le faire. Donc j’ai essayé de résoudre les problèmes avec M. Jackson et de trouver des solutions au fur et à mesure. Et c’est l’une des choses que j’ai découvertes. Ce médicament est donc une surprise.

Inspecteur Martinez : Et le Valisone ?

Dr Murray : Valisone ?

Inspecteur Martinez : Oui, c’est une crème stéroïde.

Inspecteur Smith : Un peu comme de la Vaseline.

Dr Murray : Non, je ne connais pas ça.

Inspecteur Martinez : D’accord.

Dr Murray : Non.

Inspecteur Martinez : C’est pour une inflammation de la peau ?

Dr Murray : Eh bien, on m’a dit que le Dr Klein… est peut-être un dermatologue. Je ne sais pas. Mais son équipe de production avait… m’avait dit récemment que ses pires jours sur scène étaient quand il revenait du cabinet du Dr Klein, où il allait trois fois par semaine, et quand il revenait, il était affaibli, et il mettait 24 heures à s’en remettre. Maintenant…

M. Chernoff : Vous parlez d’Arnold Klein ?

Dr Murray : Je ne me souviens pas. K-L-E-I-N.

M. Chernoff : A Beverly Hills ?

Dr Murray : Oui. A Beverly Hills. Donc je n’étais pas certain, encore une fois parce qu’il ne m’en a jamais parlé, s’il voulait que je fasse partie de son équipe et que je fasse quelque chose pour lui, pourquoi il ne me parlait pas du fait qu’il voyait un dermatologue ou un autre médecin pour d’autres types de traitements. Ca, il n’en parlait pas. La seule fois où je l’ai vu essayer d’aller dans cette clinique, c’est le jour où il a dit qu’il devait y aller, que c’était très important. Il insistait. C’est le jour où il a appelé vers midi, en demandant à Jason de voir s’il pouvait caser un rendez-vous.

Inspecteur Martinez : Benoquin ?

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Dr Murray : Benoqjuin, oui.

Inspecteur Martinez : Est-ce quelque chose que vous…

Dr Murray : Oui.

M. Chernoff : Qu’est-ce que c’est ?

Dr Murray : Benoquin, 20%.

M. Chernoff : Qu’est-ce que c’est ?

Inspecteur Martinez : Pour quoi est-ce ?

Dr Murray : C’est… c’est une crème faite pour blanchir ou pour unifier des taches qui se forment sur la peau. Par exemple, si une personne est atteinte de vitiligo et qu’elle blanchit sa peau pour unifier les taches foncées et les taches claires, on peut utiliser la crème Benoquin. Il faut au moins 9 mois de traitement. C’est un agent très sûr. Et il… ça peut définitivement effacer les taches.

Inspecteur Martinez : Et nous avons déjà parlé des marques d’injections. C’est quelque chose que vous avez remarqué vous-même pendant un examen et c’est ce qui a fait que les veines étaient difficiles à trouver.

Dr Murray : Les phlébites.

Inspecteur Martinez : Oui ?

Dr Murray : C’est… c’est une autre raison pour laquelle je pense que la cause de sa mort pourrait bien être une embolie pulmonaire, ou un caillot de sang qui aurait migré vers les poumons.

M. Chernoff : La crème Benoquin produit une dépigmentation irréversible ?

Dr Murray : C’est ce que j’ai dit, définitivement.

Il avait aussi autre chose, qu’on appelle Hydroquin, Hydroquinone, une crème concentrée à 8%, qui est utilisée pour effacer temporairement les taches. Ca marche plus rapidement, mais ce n’est pas permanent. Donc il utilisait les deux. Il mettait la crème à 8%, puis celle à 20%.

Inspecteur Martinez : Nous avons trouvé une petite quantité de marijuana dans sa chambre. Savez-vous s’il fumait ?

Dr Murray : Non. De la marijuana ?

M. Chernoff : Dans quelle chambre ? Celle où vous n’alliez pas ou…

Inspecteur Smith : Oui, celle où vous n’alliez pas.

Dr Murray : Non.

Inspecteur Martinez : D’accord.

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Dr Murray : Après avoir découvert toutes ses choses petit à petit, j’ai… j’ai donné de l’amour à M. Jackson. J’étais son ami. Je me suis occupé de lui. J’ai essayé de l’aider. C’est tout ce que j’essayais de faire. Et maintenant j’apprends qu’il utilisait des choses comme ça…

Inspecteur Martinez : Eh bien, la marijuana qu’on a trouvée était vieille. Elle était déjà pourrie.

Dr Murray : Oh, d’accord.

Inspecteur Smith : Elle était dans une valise, dans un placard. Des membres de la famille l’ont trouvé en nettoyant.

Inspecteur Martinez : Oui, ce n’était pas sous forme de joint frais ou quelque chose comme ça. C’était dégradé.

Inspecteur Smith : Qui sait ? Je doute qu’il faisait lui-même sa valise quand il partait. Et des cigarettes ?

Dr Murray : Non, il faisait lui-même sa valise.

Inspecteur Smith : Ah bon ?

Dr Murray : Oui, j’en suis sûr. Il faisait certaines valises lui-même.

Inspecteur Smith : Les vêtements et d’autres choses ?

Dr Murray : Il faisait certaines valises parce que… il avait l’habitude pour certaines choses pour lesquelles il voulait savoir où elles étaient, ou des choses exclusivement à lui.

Inspecteur Smith : Et les cigarettes ?

Dr Murray : A ma connaissance il ne fumait pas. Vous avez trouvé des cigarettes ?

Inspecteur Smith : Des paquets vides.

Dr Murray : Vraiment ?

Inspecteur Smith : Dans cette même valise… on ne pouvait même pas dire que c’était de la marijuana. En fait, nous pensions que c’était de l’héroïne. Nous avons fait des analyses, et c’était juste de la marijuana décomposée. Le THC était présent. Il y avait aussi deux paquets de cigarette vides. Je sais que sa famille est contre ça.

Dr Murray : Wow.

Inspecteur Smith : Mais encore une fois, qui sait ?

Dr Murray : En même temps, personne n’allait dans cette pièce. Il ne laissait personne entrer. Mais il utilisait de l’Eau de Cologne de manière excessive. Et je n’ai jamais compris pourquoi il en

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vaporisait autant et tout le temps. Il s’asseyait et il vaporisait. Ca aurait pu être pour cacher une odeur. Je ne sais pas.

Inspecteur Smith : Quand nous parlions des autres médecins, vous avez parlé du Dr Lee.

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Et elle… était-elle à Las Vegas ?

Dr Murray : Non, elle est ici en Californie.

Inspecteur Smith : Où ça ?

Dr Murray : Ca doit être Los Angeles, parce que c’est apparemment là qu’elle lui donnait ses infusions, plusieurs… plusieurs fois par semaine. C’est ce qu’il m’a dit.

Inspecteur Smith : Et il y avait aussi… le Dr David Adams à Las Vegas.

Dr Murray : Il est à Las Vegas oui.

Inspecteur Smith : Nous avons parlé d’un Dr Klein, il est possible que ce soit Arnold Klein ?

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : A Beverly Hills ?

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Et un Dr Metzer.

Dr Murray : A Beverly Hills aussi. C’est ce que…

Inspecteur Smith: A Beverly Hills ?

Dr Murray : Les prescriptions sur les flacons disent Beverly Hills. Je pense que si vous les avez, vous pouvez regarder sur les flacons et vous allez trouver.

M. Chernoff : Comment épelez-vous Metzer ?

Dr Murray : Je crois que c’est M-E-Z…

Inspecteur Smith : M-E-T-Z-E-R ?

Dr Murray : Quelque chose comme ça. Je crois que c’est ce que j’ai vu sur le flacon.

M. Chernoff : Metzer ?

Inspecteur Smith : Oui.

M. Chernoff : En fait c’est Metzger, avec un G.

Traduction PYC - MJFrance

Inspecteur Smith : M-E-T-Z-G-E-R ?

M. Chernoff : Oui.

Dr Murray : Je ne saurais dire si c’est ça. Je l’ai vu sur les flacons de médicaments dans la table de chevet. Donc si vous regardez sur les flacons, vous verrez son nom dessus.

Inspecteur Martinez : M-E-T-Z-G-E-R ?

Dr Murray : Z-E-R, oui. Regardez sur les flacons.

Inspecteur Smith : Le soir où tout ça s’est déroulé chez M. Jackson, sa dernière nuit, ces différentes seringues ou une seule seringue a été utilisée quand vous avez injecté le produit dans sa perfusion ?

Dr Murray : Une seringue pour ça oui.

Inspecteur Smith : Une seringue a été utilisée pour les différentes médications ou…

Dr Murray : Non, j’avais deux seringues, et elles étaient… je prélevais aussi un peu de saline pour mélanger.

Inspecteur Smith : Que faisiez-vous de ces seringues quand vous aviez terminé ?

Dr Murray : J’avais des sacs à portée de main. Tout ce que j’utilisais, je le mettais rapidement dans le sac, et je le mettais dans un placard, parce qu’il ne voulait pas que ça traine.

Inspecteur Smith : Où est ce sac qui contient les seringues maintenant ?

Dr Murray : Je ne l’ai pas.

M. Chernoff : Je pense qu’il est resté là-bas.

Dr Murray : Oui, c’est ça.

Inspecteur Smith : Où ? Où l’avez-vous laissé ?

Dr Murray : Dans la même chambre, dans le placard, où il était toujours.

Inspecteur Smith : D’accord. Quel placard ?

Dr Murray : Si vous allez dans le dressing et que vous tournez à droite, le plus haut niveau, les sacs sont juste là avec les articles dedans et les médicaments.

Inspecteur Martinez : Est-ce le placard avec les vitrines où sont exposées ses vestes ?

Traduction PYC - MJFrance

Dr Murray : Oui. Mais dans un placard en haut. C’est lui qui m’a montré ce placard. Il voulait que je mette les sacs dedans.

Inspecteur Smith : Et c’est là que vous avez laissé les sacs ce soir-là ?

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Smith : Un sac avec une poignée noire ?

Dr Murray : Trois sacs. Il y en avait trois. Un petit sac Costco bleu. Un petit sac noir. Un autre petit sac bleu avec une fermeture éclair.

M. Pena : Et vous l’avez laissé là parce que vous avez accompagné directement les ambulanciers à l’hôpital et que vous n’êtes jamais revenu à la maison c’est ça ?

Dr Murray : Oh, mais… oui, mais de toute façon ils seraient restés là jusqu’à ce que je revienne le lendemain parce qu’il y avait un cathéter, et tout était là-dedans.

Inspecteur Smith : Et c’était une habitude pour vous. Ce n’est rien…

Dr Murray : Oui.

Inspecteur Martinez : D’accord. Tu penses à autre chose ?

Inspecteur Smith : Je pense que c’est tout.

Conversation entre les inspecteurs et les avocats.

Inspecteur Martinez : Avez-vous les clés de la voiture pour que je n’aie pas à la forcer ?

Dr Murray : Non, ne la forcez pas. Forcer la voiture ?

Inspecteur Martinez : Oh, nous devons aller l’examiner.

Dr Murray : Oh, vous n’avez pas encore ouvert la voiture ? Elle n’a pas été ouverte ?

Inspecteur Martinez : Non, non, elle est fermée à clé. Donc…

Dr Murray : Vraiment ?

Inspecteur Martinez : Nous n’avions pas la clé.

Dr Murray : Je ne sais pas si j’ai la clé sur moi. J’espère que oui.

Jeff doit l’avoir.

Conversation entre les inspecteurs et les avocats

Dr Murray : Vous n’avez pas besoin d’un mandat pour ça ? Non, allez-y.

Inspecteur Martinez : D’accord. Ce serait juste plus simple si nous avions la clé. Comme ça, ça nous éviterait de l’abîmer. Parce que parfois quand les gars…

Inspecteur Smith : Ou notre serrurier peut faire une clé supplémentaire.

Dr Murray : Eh bien, j’ai la clé ici. Je ne sais pas si Jeff en a une.

Conversation entre les inspecteurs et les avocats.

Inspecteur Martinez : Lui avez-vous déjà… lui avez-vous déjà donné du Demerol ?

Dr Murray : Non.

Inspecteur Martinez : D’accord.

Inspecteur Smith : Nous n’en avons pas trouvé.

Inspecteur Martinez : Non, nous n’en avons pas trouvé.

Fin de l’enregistrement.



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MessageSujet: Re: récap du procès Murray 2011   Dim 23 Oct - 19:15

wAOWWWW Super Cléa de nous éclirer sur ces ponits importants

Je continue la lecture du forum , ily a énormémént à lire
Bizzz
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MessageSujet: Re: récap du procès Murray 2011   Dim 23 Oct - 19:21

Aimjee a écrit:
en tout cas j'apprends que du coup il y avait bien les 2 enfants présent pas terrible...
et vous saviez pour l'email d'Ortega à AEG ?


Coucou! Comment vas tu ? et la petite? Elle pousse?
Non Aimjee, de mémoire et personnellement,je n'en avais jamais entendu parler avec que ce mailapparaisse au procès ...C'est sidérant!
Apparemment la notion de non assistance à personne en danger n'existe pas aux USA dirait on??????Je serais curieuse de le savoir et dans quelle mesure c'est punissable
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Aimjee
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MessageSujet: Re: récap du procès Murray 2011   Lun 7 Nov - 21:40

ça pousse ! merci !
hâte de lire enfin ce fameux verdict !! au bout de 2 ans et demi il serait temps !!

_________________
Pensez à faire des COPIE COLLE ne vous contentez pas des liens qui risquent de disparaitre.

Quand vous voulez poster une news sur un membre de l'entourage de Michael merci de poursuivre le post qui le concerne,n'en recréer pas d'autre merci !!!
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